Autres Qualité de l’air intérieur

La start-up Ethera à la conquête du marché asiatique

Mots clés : Air - Lieux de travail

Jeune start-up fondée en 2010 par trois anciens du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Yves Bigay, Sylvain Colomb et Thu-Hoa Tran-Thi, Ethera a inauguré à la fin janvier sa première ligne de production à Crolles (Isère). Spécialisée dans la production de granulés nanoporeux (baptisés « Puretech ») pour le diagnostic et le traitement de l’air intérieur, l’entreprise qui emploie aujourd’hui 23 personnes a passé avec succès le test de la levée de fonds. Le premier essai, en 2011, a  permis de lever 1 million d’euros et de faire entrer dans le capital Emertec, société de capital-risque française, et la branche investissement du CEA. Le second, en 2013, a permis de récolter 3 millions d’euros avec l’arrivée de Seb Alliance. « Grâce à ce partenaire et à sa filiale chinoise Supor, nous tablons sur une multiplication par quatre du chiffre d’affaires en 2015 », indique Frédéric Hammel, directeur général, récemment arrivé au sein de la société. En entrant dans le capital, Seb souhaite en effet équiper les purificateurs d’air de sa filiale chinoise de granulés Puretech qui fixent le formaldéhyde, polluant fréquent de l’air intérieur.

12 tonnes de granulés par an

La vente de ces purificateurs pour les particuliers a débuté à la fin novembre 2014 en Chine. « Aujourd’hui, l’Asie représente 70 % du marché mondial de la qualité de l’air intérieur », estime Frédéric Hammel, à la veille d’un voyage sur ce continent au cours duquel il devra convaincre les fabricants de systèmes de ventilation pour les immeubles collectifs d’intégrer les granulés à leurs dispositifs. Mais le décollage de l’activité sera aussi le fruit du lancement du nouvel outil de diagnostic de l’air intérieur baptisé « Nemo », dont le logiciel d’exploitation des données vient d’être traduit en anglais. Enfin, les ventes de recharges de granulés pour les kits de diagnostic commercialisés depuis trois ans se poursuivent. C’est pour alimenter ces différents marchés que la société va produire 12 tonnes de granulés Puretech par an dans sa nouvelle usine de 800 m2.
Outre le développement des ventes de ces produits liés au formaldéhyde, l’entreprise poursuit ses efforts de R & D « Les axes de recherche concernent la mise en point de capteurs d’autres polluants chimiques – tels que les aldéhydes ou les aromatiques – et la détection et le traitement d’odeurs », précise son directeur général. En attendant, une nouvelle levée de fonds devrait intervenir d’ici à juin 2015 avec la création d’une dizaine d’emplois à la clé, en France comme en Asie.

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