Régions Savoie

La SEM Valloire a de bonnes pistes pour l’avenir

Mots clés : Démarche environnementale - Economie mixte - Etat et collectivités locales - Qualité de l'eau - eau potable

18 M€ investis ces dix dernières années dans l’aménagement hydraulique et écologique du Rhône.

Source : Agence de l’eau.

3,02 millions de m2 de locaux ont été mis en chantier dans la région, à fin août, sur un an glissant.

Source : Cerc.

70 % Taux de sous-traitance directe des entreprises générales à des entreprises ayant leur siège dans la région, en 2016.

Limitrophe avec les Hautes-Alpes, Valloire est la plus méridionale des communes de Savoie. Elle est aussi l’une des plus anciennes stations de sport d’hiver françaises, tout en réalisant entre 25 et 30 % de son chiffre d’affaires l’été. « Le développement précoce du tourisme nous a permis de rester un village de moyenne montagne habité à l’année », se félicite Jean-Marie Martin, le P-DG de la société d’économie mixte Valloire. Gestionnaire du domaine skiable et de divers équipements touristiques (piscine, patinoire, camping, tennis. ..), cette SEM regroupant une cinquantaine de salariés, et dont le capital est détenu aux deux tiers par la commune, a affiché l’an dernier un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros. Elle a bouclé fin 2016 une augmentation de capital de 2 millions d’euros, qui lui redonne une marge de manœuvre pour financer la modernisation de ses infrastructures.

Neige de culture et tyrolienne. Le management de la SEM Valloire a également été refondu : pour la première fois de son histoire, elle n’est pas présidée par le maire mais par un comité de direction comptant un P-DG, un directeur et un chef des pistes. Son plan d’investissement 2015-2025 se monte à 29 millions d’euros, dont 5 millions pour la modernisation du réseau de neige de culture, datant des années 1980. Il s’agit notamment de doubler la taille de l’adduction reliant la retenue collinaire et le domaine skiable, afin d’optimiser les fenêtres de froid et de diviser par quatre le nombre d’heures nécessaires pour enneiger le domaine. La retenue pourra aussi être remplie plus rapidement au cours de l’hiver pour faire face aux besoins.

Les travaux portent encore sur la réalisation d’une unité de production de neige et sur l’extension du réseau. D’ici à deux ans, 60 % du domaine skiable devrait être couvert de neige de culture. Quant au renouvellement du parc de remontées mécaniques, il sera financé à hauteur de 15 millions d’euros. Deux télésièges de six places débrayables sont prévus en remplacement d’anciens appareils. Ils permettront au domaine de gagner en altitude et de s’étendre dans des secteurs non aménagés. Des travaux de piste (création d’un espace débutant, zones ludiques. …) compléteront l’ensemble. « Nos compétences nous donnent la possibilité d’intégrer, en interne, de plus en plus d’opérations, ce qui est intéressant au niveau économique et humain. Nos équipes ont, par exemple, réalisé une tyrolienne à sensations qui contribue à rentabiliser l’une des remontées mécaniques », précise Jean-Marie Martin.

Un effort sur l’hébergement. En parallèle, Valloire planche sur la remise à niveau de son offre d’hébergement (16 000 lits actuellement), qui reste très hétérogène. Elle a adhéré au dispositif Affiniski afin d’accompagner les nombreux petits propriétaires dans la rénovation et la remise sur le marché de leurs biens. Deux hôtels qui étaient fermés ont été rachetés pour être repris et rénovés. Le centre de séjour de l’UCPA est en cours de travaux pour porter sa capacité de 100 à 250 lits. Des discussions sont par ailleurs en cours avec le Club Med pour la construction d’un village de 1 000 lits d’ici trois à quatre ans.

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