Régions Ardennes

La restauration des barrages en vitesse de croisière

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Défaillance d'entreprise - Etat et collectivités locales - Maison individuelle - Ouvrage d'art

– 10 % Baisse des défaillances d’entreprises de construction dans le Grand Est en un an, au 1er semestre 2017.

23 maires de l’agglomération ont signé un appel pour le projet de contournement ouest de Strasbourg.

+ 20 % Augmentation des mises en chantier de maisons individuelles dans le Bas-Rhin en un an, à fin mai 2017.

La reconstruction des barrages manuels le long de la Meuse et de l’Aisne traverse sa période haute cet automne. Sur les 29 ouvrages concernés, 23 sont en cours de réalisation, à des stades plus ou moins avancés, essentiellement dans les Ardennes et la Meuse, et six sont terminés. De quoi respecter l’échéance finale de livraison de mars 2020, fixée par le contrat retenu : un partenariat public-privé (PPP) d’une durée de trente ans de 312 M€ HT d’investissements entre Voies navigables de France et la société Bameo, qui associe Vinci Concessions (50 %), EDF par sa filiale de production hydraulique Shema (20 %) et le fonds Meridiam (30 %).

Bameo a confié la conception-réalisation à un groupement de filiales de Vinci Construction France (1) réuni sous la bannière Corebam (conception et réalisation des barrages de l’Aisne et de la Meuse). A mi-chemin des cinq ans de travaux, les deux partenaires estiment avoir atteint le degré de maturité dans la conduite des chantiers qui permet de tenir la montée en cadence. « Nous sommes passés du prototype à l’industrialisation », déclare Thibault Alex, président de Bameo.

Pilotage automatisé. Le projet remplace les barrages à aiguilles – alignement vertical d’un millier de chevrons en bois – par des ouvrages dotés de bouchures gonflables : grâce à des enveloppes élastomères, elles adaptent leur volume au niveau d’eau du moment. Assortie de passes à poissons et de quatre micro centrales hydroélectriques, la modernisation permettra le pilotage automatisé à distance et une réaction plus rapide et sécurisée aux crues que la manipulation humaine des lourdes aiguilles.

« La principale difficulté provient de l’atomisation des travaux, sur quelque 150 km, de Givet aux portes de Verdun, pour ce qui concerne le bassin de la Meuse. Elle requiert une organisation rigoureuse et reproductible d’un site à l’autre, pour l’ingénierie de chantier, la logistique d’approvisionnement en matériaux et la coordination des nombreux métiers ( génie civil, fondations, travaux nautiques, gros œuvre, équipements techniques) qui se concentrent sur un espace réduit », décrit Jean-Luc Berterottière, directeur du projet de Corebam.

Ce mode opératoire fait se succéder la pose des batardeaux (les palplanches métalliques de stabilisation), celle d’une première partie de radier, la préparation de la bouchure, la deuxième phase de radier et l’installation finale de la bouchure. Plusieurs éléments sont préfabriqués, comme les culées et le béton architectonique des locaux techniques. L’organisation du chantier respecte, voire parfois réduit, le délai de deux ans par site – plus précisément deux fois huit mois, à réaliser pendant les basses eaux de mars à novembre.

Le retour d’expérience conduit Bameo, Corebam et l’exploitant Semao (Semha et Vinci Concessions) à valider la pertinence du PPP. « Mener en loi MOP en cinq ans une trentaine de chantiers de cette complexité aurait relevé de l’impossible », estime Jean-Luc Berterottière.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
(1) Vinci Construction Maritime et Fluvial, mandataire ; Vinci TP Lyon et GTM-Hallé.
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X