Industrie/Négoce Nouvelle-Aquitaine

La reprise se concentre sur les régions côtières

Mots clés : Apprentissages - Artisanat - Distribution - Entreprise du BTP

Tirée par le neuf, l’activité régionale du BTP se concentre sur les grands pôles urbains de la façade Atlantique, particulièrement à Bordeaux et à Bayonne. C’est aussi là que les négoces concentrent leurs efforts de développement.

Pour les artisans, la formation s’annonce comme le défimajeur pour bénéficier de la reprise.

Avec des mises en chantier de logements qui progressent de 16 % fin 2017, la Nouvelle-Aquitaine semble bien avoir tourné le dos à la crise. Le segment de la maison individuelle est le grand bénéficiaire de l’embellie (+ 18,3 %), notamment grâce au meilleur financement des ménages primo-accédants via le dispositif prêt à taux zéro (PTZ) (hausse de 49 % des prêts accordés). Porté par les projets de promotion, particulièrement à Bordeaux, le collectif n’est pas en reste, avec des mises en chantier qui progressent de 18,1 %.

Ce dynamisme ne doit pas cacher certains déséquilibres. Hors logement, les marchés du bâtiment sont à la peine : la construction neuve de locaux était en retrait de 12 % à la fin octobre, avec un chute particulièrement forte sur les commerces (- 23 %) et les bâtiments agricoles (- 30 %). Les mises en vente de logements collectifs sont aussi en décrue sensible (de l’ordre de 25 % au dernier trimestre 2017). Surtout, la région semble coupée en deux : sur la façade atlantique, des zones urbaines en forte croissance ; dans les terres, des départements ruraux qui parviennent tout juste à maintenir les niveaux d’activité.

Bordeaux en fer de lance.

« Pour l’essentiel, l’activité est concentrée sur un arc côtier entre La Rochelle et Bayonne, avec une prédominance de projets neufs en maison individuelle et en petits collectifs, constate Patrick Nogues, directeur général de BMSO Sud-Ouest, l’entité régionale de Point. P Matériaux. Bordeaux reste la locomotive du marché, que ce soit en promotion ou sur les grandes opérations urbaines. » La capitale girondine poursuit sa mue entamée au début des années 2000 avec deux projets d’ampleur : Bordeaux-Brazza (480 000 m2 de surfaces de plancher à créer), et surtout...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 441 du 11/04/2018
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