Régions Antibes

La plaine de la Brague se redessine un avenir

Deux ans après les inondations d’octobre 2015, l’Etat, la Ville d’Antibes et la communauté d’agglomération de Sophia Antipolis (Casa) ont présenté, cet automne, un « plan guide d’aménagement et de gestion durable de la plaine de la Brague ». Fruit d’une réflexion d’un an, il vise à clarifier les activités autorisées sur « ce territoire sinistré », dixit Jean Leonetti, maire d’Antibes et président de la Casa, et ce afin « de faire réémerger un projet économique différent, certes moins rentable, mais qui va sécuriser les personnes et les biens et peut-être recueillir l’enthousiasme de la population ».

Il faut dire qu’avant 2015, le secteur de la Brague concentrait une offre conséquente d’hôtellerie de plein air qui attirait nombre de touristes. Le camping du Pylône, par exemple, recevait chaque année près de 10 000 visiteurs. Aujourd’hui, beaucoup moins. « Nous avons dû fermer en urgence 600 places de camping », confirme Stéphane Daguin, sous-préfet de Grasse, dont les services, en concertation avec les collectivités, ont défini les activités économiques désormais interdites, et celles autorisées sous condition sur cette zone de 318 hectares.

Recentrer les activités autour de la nature. Ainsi, si les activités déjà existantes ne sont pas menacées, elles seront toutefois obligées de mettre en œuvre des mesures de réduction de vulnérabilité des bâtiments dans un délai de cinq ans conformément au futur plan de prévention des risques d’inondations (PPRI), dont l’approbation est programmée début 2019. Quant à celles qui souhaiteraient se créer, elles ne pourront évoluer que dans les domaines de l’exploitation agricole ou forestière et des loisirs de plein air, « hors aménagement lourd et fragile et lieu de sommeil ». « L’esprit des activités possibles tourne autour de la nature, du ludique et de l’environnement », résume Jean Leonetti. « Un appel à projets est lancé pour ceux qui veulent contribuer à cette nouvelle vocation », renchérit Stéphane Daguin. En attendant, la concertation s’engage auprès des propriétaires fonciers concernés pour connaître leur stratégie patrimoniale. S’ils sont vendeurs de leur bien, les partenaires publics pourraient se porter acquéreurs. Parmi eux, le Conservatoire du littoral pour son projet de renaturation du centre de la zone.

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