Régions Paca

La phase préparatoire d’Iter s’achève dans les délais

Mots clés : Energie nucléaire - Maîtrise d'ouvrage

Début 2010, l’itinéraire de 100 km entre l’étang de Berre et Cadarache sera achevé. Financé à hauteur de 110 millions d’euros par l’Etat et le département des Bouches-du-Rhône, cet axe provisoire destiné à acheminer les pièces les plus volumineuses du futur réacteur expérimental constituera la première opération d’envergure réalisée dans le cadre des engagements pris par la France pour accueillir sur son sol le projet international Iter.

Dans la foulée, d’autres chantiers préalables à la construction de « la machine Iter » seront livrés. Sur le site même de Cadarache, une plateforme viabilisée de 40 ha est en voie d’aménagement (100 millions d’euros mobilisés par l’Etat), tandis qu’à Manosque, l’école internationale construite sous maîtrise d’ouvrage de la région Paca (pour 55 millions) sera opérationnelle en septembre prochain.
« Au total, ce sont 366 millions d’euros de contrats qui ont déjà été attribués, dont les deux tiers à des entreprises de la région, explique François Gauché, directeur de l’agence Iter France. Les délais sont tenus et les chantiers se déroulent sans problème particulier. Nous allons à présent lancer la seconde phase de la construction du complexe. Il s’agira notamment de réaliser d’ici à 2012 le siège d’Iter Organisation. »
Dessiné par les architectes Rudy Ricciotti et Laurent Bonhomme, avec les bureaux d’études SNC Lavalin et CAP Ingelec, cet édifice de 28 500 m 2 fera l’objet en novembre d’un appel d’offres lancé en entreprise générale. Le coût des travaux est évalué entre 30 et 50 millions d’euros.

Un budget revu à la hausse

Parallèlement, une nouvelle phase de génie civil se profile entre 2010 et 2014. Il s’agira de faire sortir de terre les différents bâtiments expérimentaux et divers équipements destinés aux scientifiques.
Enfin, la dernière étape concernera, entre 2014 et 2018, l’assemblage de la machine expérimentale, le test de plasma et la mise en service du réacteur. Quelle enveloppe sera consacrée à cette partie du programme ? Pour l’heure, Kaname Ikeda, le directeur général d’Iter Organisation, préfère rester dans le flou. « En 2001, le coût global de la construction d’Iter était évalué à 5 milliards d’euros. Celui de l’exploitation, puis du démantèlement de la machine était également estimé à 5 milliards, explique-il. L’évolution du prix des matières premières et la dégradation des conditions économiques dans les pays où l’on fabrique certaines pièces peuvent entraîner des révisions budgétaires. »
Pour Kaname Ikeda, la clé globale de financement devrait toutefois rester identique. L’Europe continuera d’assumer 45 % de la dépense, chacun des autres pays versant 9 % du montant total. A la mi-novembre, une réunion du conseil d’administration d’Iter, rassemblant les six pays partenaires (Chine, USA, Russie, Corée du Sud, Japon et Inde) et l’Union européenne devrait réactualiser toutes les lignes budgétaires. Une hausse sensible de la facture finale est attendue.-

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