Régions Transports

La mobilité, un enjeu stratégique

«Flux, ports et portes », sera le thème de la sixième conférence métropolitaine organisée dans le cadre du Scot les 24 et 25 novembre, annonce Stanislas Mahé, en charge du dossier écométropole à la Société d’aménagement de la métropole ouest-Atlantique. Une façon de placer la mobilité et l’accessibilité en tête des défis que Nantes Saint-Nazaire doit relever pour devenir une véritable écocité. « L’accès à la métropole de l’extérieur est bien perçu et sera dynamisé par le futur aéroport Notre-Dame-des-Landes, même si la mise en réseau du territoire à l’échelle du Grand Ouest doit être renforcée », constate Jean-François Gendron, président de la chambre de commerce et d’industrie de Loire-Atlantique, « en revanche, les liaisons intramétropolitaines restent compliquées ».

Pour maîtriser les flux de circulation et fluidifier les déplacements, les collectivités jouent sur deux leviers : renforcer l’offre en transports collectifs et favoriser les modes de déplacement doux (pistes cyclables, cheminement piéton, vélos à la carte). Les gares sont au cœur du dispositif et se transforment en pôle d’échanges multimodal offrant une alternative à la voiture. Le déploiement d’une étoile ferroviaire à partir de la gare de Nantes, dont la refonte totale vient d’être validée par la mise en place du comité de pilotage du projet, irrigue le territoire par le réseau TER, TGV et tram-train vers Clisson et Châteaubriant.

Faire preuve d’innovation

La saturation du réseau ferré entre Nantes et Saint-Nazaire ainsi que le contournement problématique de la raffinerie de Donges posent de sérieuses difficultés à ce déploiement et risquent de freiner le développement de l’écométropole. Aussi, Philippe Grosvalet, président du conseil général de Loire-Atlantique, invite-t-il à « penser les choses différemment et ne pas raisonner uniquement en développement des infrastructures ». Ce principe a prévalu pour soulager le trafic des ponts sur la Loire avec la gratuité des bacs (1 million de véhicules et 2 millions de passagers par an) et la mise en place en 2010 sur le pont de Saint-Nazaire d’un système de gestion modulable des voies en fonction de l’intensité du trafic. Ce qui a permis aux usagers de gagner quinze minutes matin et soir. D’autant que « les contraintes budgétaires des collectivités locales imposent de faire preuve d’innovation », reconnaît Jean‑François Retière, vice-président de Nantes Métropole en charge des transports.
« De plus, au fur et à mesure que les transports publics se développent, les budgets de fonctionnement augmentent au détriment des investissements. » Parmi ces innovations proposant le meilleur rapport efficacité-coût et complétant le bouquet de services, le bus à haut niveau de service (BHNS) est privilégié. A Nantes, plutôt que de construire une nouvelle ligne de tramway, sept lignes de « Chronobus » (100 km) favorisant un temps de parcours réduit en heures de pointe et fonctionnant de 5 heures à minuit vont être mises en service sur l’agglomération. Saint-Nazaire opère de son côté une refonte de son réseau de bus à partir d’une « épine dorsale » matérialisée par la création d’Hélyce, dont les travaux viennent de débuter. Ce BHNS desservira trois pôles reliant la ville centre aux autres communes de l’agglomération.

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