Régions Marseille

La Marseillaise bientôt au sommet

En fin d’année dernière, Vinci Construction France avait démarré le 28e étage du noyau central en béton de la tour La Marseillaise et atteint le plancher haut du huitième étage pour la charpente métallique périphérique et les voiles. « Il ne nous restera donc ensuite plus que deux niveaux à réaliser », résume Fabrice Prades, le directeur de projet de Vinci Construction France. Rappelons que cet immeuble de grande hauteur qui culmine à 135 m, construit sur les quais d’Arenc à Marseille à côté de la tour CMA CGM de Zaha Hadid, est une structure mixte acier-béton qui offrira 35 000 m2 de bureaux face à la Méditerranée.

Techniquement parlant, le groupement d’entreprises a opté pour un coffrage autogrimpant (Doka), cette solution permettant de cadencer indépendamment cette partie du chantier en s’affranchissant au maximum des grues. Dans cette optique, « nous utilisons des bétons d’ingénierie, calculés spécifiquement pour l’ouvrage par notre bureau d’études à Paris », poursuit Fabrice Prades. En pratique, il s’agit de l’équivalent d’un C60 qui offre notamment une résistance au jeune âge élevé, afin d’être à même de supporter rapidement le poids de l’outil coffrant et donc de pouvoir exécuter la levée suivante dans les plus brefs délais.

Un puzzle géométrique et chromatique. Mais les vedettes incontestées du chantier sont les 3 876 pièces qui constitueront le brise-soleil et le clos-couvert (16 000 m2 de façade), dont la mise en œuvre a fait l’objet d’une appréciation technique d’expérimentation (Atex). Leur pose, effectuée au moyen d’outils spécifiques autonomes conçus pour le projet, vient de commencer au premier niveau. Ces éléments, dont le poids oscille entre une et deux tonnes, sont réalisés en béton fibré à ultra-hautes performances (Bfup), en l’occurrence le Ductal de Lafarge, dans l’usine de Méditerranée Préfabrication (Bouches-du-Rhône). « Chaque pièce, dont les dimensions varient en fonction de l’orientation des façades, est au cœur d’interfaces complexes », commente Guillaume Lamoureux, un des responsables du bureau d’ingénierie Lamoureux & Ricciotti, chargé des études.

Autre particularité constituant une première en la matière : le Bfup sera peint selon une palette allant du blanc au bleu en passant par l’ocre rouge. Bref, un gigantesque puzzle géométrique et chromatique dont les couleurs créeront des vibrations différentes selon l’angle de vue.

Maîtrise d’ouvrage : SAS Suède. Maîtrise d’ouvrage déléguée : Constructa. Maîtrise d’œuvre mandataire : Ateliers Jean Nouvel.

Architecte d’exécution : Tangram Architectes. Bureaux d’études : Aedis (structure), Arcora (façades), Lamoureux & Ricciotti (BET façades Bfup).

Constructeur : Vinci Construction France. Coordonnateur SPS : Veritas. Bureau de contrôle : Socotec. Entreprises : groupement Dumez (mandataire), GTM, Travaux du Midi. Durée du chantier : trois ans et demi. Livraison : mai 2018.

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