Architecture

La Maison des sciences de l’homme bâtit la théorie de l’évolution du patrimoine

Mots clés : Architecture - Conservation du patrimoine

Emblématique de la recherche en sciences sociales, et de l’architecture des années 1960, l’édifice parisien s’est subtilement adapté à de nouvelles exigences.

Tout est pareil mais tout a changé. Au 54 du boulevard Raspail, dans le VIe arrondissement de Paris, la Maison des sciences de l’homme a rouvert en avril dernier après un chantier de vingt mois, mené dans le souci de préserver son architecture épurée de verre et d’acier. Mais l’opération lui a aussi permis d’évoluer pour répondre aux besoins nouveaux de ses occupants, la Fondation Maison des sciences de l’homme (FMSH), l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) mais aussi l’Ecole pratique des hautes études (EPHE).

Depuis la fin des années 1960, l’adresse est en effet emblématique de la recherche en sciences humaines en France. La Maison des sciences de l’homme a été voulue comme le lieu du rapprochement entre toutes les disciplines sociales prôné par l’historien Fernand Braudel. Le bâtiment érigé entre 1965 et 1969 est l’œuvre d’un trio d’architectes, Marcel Lods, Henri Beauclair et Henri Depondt. Ce dernier avait été un élève de Ludwig Mies van der Rohe (1886-1969), et, justement, l’édifice parisien n’est pas sans rappeler les volumes élémentaires de l’architecte germano-américain. D’ailleurs, l’ensemble est jugé d’une « élégance miesienne », par l’architecte François Chatillon, mandataire de l’équipe de maîtrise d’œuvre qui a mené la rénovation. L’opération s’est donc appliquée à respecter cette architecture du XXe siècle.

Retour aux origines. Pourtant, la Maison des sciences de l’homme aurait pu...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5942 du 29/09/2017
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