Régions Cannes-Grasse

La ligne rouvre en doublant sa fréquence

La ligne ferroviaire Cannes-Grasse a rouvert le 10 décembre après un an de fermeture pour cause de travaux de modernisation, réalisés par SNCF Réseau. L’opération d’un montant de 39 M€, inscrite au contrat de plan Etat-région et déclarée d’utilité publique, a été financée par l’Etat, la région Paca, le département des Alpes-Maritimes, la communauté d’agglomération du Pays de Grasse, la commune de Mougins et SNCF Réseau. Elle vise à proposer une offre de transport ferroviaire plus performante sur un territoire contraint où le réseau routier connaît de régulières et importantes saturations. La fréquence des dessertes entre les deux villes azuréennes a été ainsi augmentée avec 39 trains par jour et deux TER par heure et par sens aux heures de pointe, contre un seul auparavant. La fréquentation de la ligne devrait passer ainsi de 1 800 à 3 000 voyageurs transportés par jour.

Accessibilité améliorée au Bosquet. Les haltes et gares de Grasse, Mouans-Sartoux, Ranguin, La Frayère et Le Bosquet ont vu leurs quais allongés à 220 m pour permettre l’accueil de nouvelles rames plus longues (TER Regio 2N). Au Bosquet, dans le quartier de La Bocca à Cannes, une voie d’évitement de 350 m a également été posée, et un quai supplémentaire de plus de 300 m créé. Doté d’un ascenseur et d’une rampe, il répond aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Quant au passage à niveau n° 5, situé sur les communes de Mougins et Mouans-Sartoux, il a été supprimé et remplacé par une route sous voie ferrée de 220 m de long dans un souci de sécurité et de régulation des circulations. Le tout s’insère dans un environnement paysager repensé. Une dizaine d’entreprises et de groupements ont participé au chantier dont Razel Bec, GTM Sud, Ineo SCLE Ferroviaire ou encore Botanica.

Quai solaire testé. Un quai solaire sera expérimenté en gare de Grasse pour une durée de trois ans. Mené par Colas, en partenariat avec SNCF Réseau, le projet permettra de tester des panneaux solaires en situation réelle, en termes de résistance des batteries et d’usure notamment. La production d’électricité ainsi réalisée sera réinjectée dans le réseau et pourrait, à terme, alimenter l’éclairage des quais et des abris ainsi que les bornes de recharge de véhicules électriques.

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