Architecture Travaux souterrains

La ligne 4 se dessine en étanchéité projetée

Mots clés : Etanchéité - Travaux publics

Pour la première fois en travaux neufs, une solution alternative a été mise en œuvre.

Résultat : un chantier plus rapide et économique.

A côté du Grand Paris Express – futur métro de la région parisienne -, le sous-sol francilien connaît d’autres travaux d’envergure où l’innovation se loge dans la réalisation même du génie civil. Illustration en est faite dans le cadre des travaux de prolongement de la ligne 4 du métro, au sud de Paris. D’ici à 2020, deux nouvelles stations prendront place dans un tunnel de 770 m de long construit, depuis avril 2015, au-delà de la station existante Mairie-de-Montrouge (Hauts-de-Seine). C’est sur ce lot, pour la construction de la future station Verdun-Sud, que les entreprises intervenantes, menées par Spie Batignolles TPCI, mettent en œuvre, pour la première fois en travaux neufs, un système d’étanchéité projeté continu (SEPC) : le MasterSeal 345 du groupe BASF.

« Il s’agit d’un complexe d’étanchéité alternatif aux procédés traditionnels à base de géomembrane PVC, qui a la particularité de se manipuler très facilement – au rythme moyen de 800 à 1 000 m² par poste de huit heures avec trois compagnons – sur les bétons de soutènement et de revêtement d’ouvrages à la géométrie complexe », avance Laurent Fauquignon, directeur France travaux souterrains pour BASF. Et d’ajouter : « Un autre avantage de ce produit, appliqué par voie sèche, réside dans sa structure en sandwich monolithique de faible épaisseur (4 mm contre 7 mm pour une géomembrane PVC), ce qui permet de réduire les volumes à excaver, le béton à couler – jusqu’à 25 % d’épaisseur – et ainsi le coût global du chantier. »

Technologie validée par l’Aftes. Solution « en plein développement », pour reprendre les termes de Laurent Fauquignon, le MasterSeal 345 de BASF a fait l’objet d’une validation technique par l’Association française des tunnels et de l’espace souterrain (Aftes) en 2017. Sur le chantier de la station Verdun-Sud – un ouvrage de 100 m de long pour 15 m de large -, le SEPC a été mis en œuvre sur toute la hauteur du puits d’accès secondaire, soit 29 mètres. « Comme le respect du planning général du chantier repose sur la maîtrise des différentes tâches à accomplir (excavation, ferraillage, coffrage, bétonnage, etc. ), l’emploi d’une étanchéité projetée nous permet d’optimiser au maximum le phasage de nos opérations. Le complexe a été installé par nos propres équipes et avec notre propre matériel, et il est possible de le recouvrir 48 heures après application », témoigne Alexandre Dougnac, directeur de projet pour Spie Batignolles TPCI.

C’est ainsi que le MasterSeal 345 a pu être déployé, sans accroc, sur 1 700 m², au milieu d’un chantier rendu exigu par la présence de plusieurs lits de butons notamment. Une « prouesse » qu’il aurait sans doute été plus difficile à réaliser à l’aide d’une géomembrane PVC, dont la pose relève parfois du jeu de puzzle.

Maîtrise d’ouvrage : RATP. Maîtrise d’œuvre : Systra. Entreprises : Spie Batignolles TPCI (mandataire), Dodin Campenon Bernard, Chantiers modernes, TPI, Spie Fondations, Botte Fondations. Début du chantier : juin 2015. Fin du chantier : juin 2019. Durée : cinquante mois. Montant des travaux : 73 millions d’euros HT.

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