enjeux

La France et la Suisse sur les mêmes rails

Mots clés : Rénovation d'ouvrage - Transport collectif urbain

Grâce à des équipes binationales, l’extension du tramway de Bâle a surmonté les obstacles techniques et juridiques.

Le tramway suisse de Bâle a passé la frontière. Depuis le 9 décembre, les rames vertes de sa ligne 3 se prolongent en France, à Saint-Louis (Haut-Rhin). L’extension a nécessité de régler de nombreuses questions techniques et juridiques. Six conventions ont été signées entre les différents acteurs français et suisses sur le financement du projet, son organisation ou, encore, la tarification.

Le chantier a dû s’adapter à sa nature transfrontalière : aux 800 mètres de ligne côté suisse, à partir du précédent terminus, s’ajoutent 2,6 km en territoire français. Certes, chacun des deux tronçons a eu son maître d’ouvrage « national », respectivement le canton de Bâle-Ville et Saint-Louis Agglomération avec son délégataire, le groupement Transamo (technique)-Euryal (juridique). L’option du « chacun chez soi » était d’autant plus réaliste que la Suisse n’est pas membre de l’Union européenne ni de l’Espace économique européen. « Sinon, il aurait fallu procéder à des opérations de dédouanement pour le moindre mètre cube de béton », rappelle Dominique Moritz, associé-gérant d’Euryal. Les maîtres d’ouvrage ont toutefois coordonné leurs plannings, leurs procédures et les...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5963 du 16/02/2018
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