Régions Cité universitaire

La Fondation Avicenne va retrouver tout son lustre

Mots clés : Administrations, banques, bureaux ouverts au public - Bâtiment d’habitation individuel - Etat et collectivités locales - Marché de l'immobilier - Métier de l'immobilier - Politique du logement

170 000 Nombre de logements potentiellement indignes en Ile-de-France. Source : préfecture de la région Ile-de-France.

8 940 € Prix moyen du mètre carré des appartements anciens à Paris au 3e trimestre (+ 7,8 % sur un an).Source : Notaires de Paris.

124 460 Appartements anciens vendus en Ile-de-France en un an au 30 septembre (+ 15 %).Source : Notaires de Paris.

Dressée au bord du périphérique, dans l’enceinte de la Cité internationale universitaire, l’ancienne Maison de l’Iran et actuelle Fondation Avicenne, construite à la fin des années 1960 par Claude Parent, n’héberge plus d’étudiants depuis 2007 pour des raisons de sécurité. Dès 2005, Gilles Béguin et Jean-André Macchini avaient été chargés de sa réhabilitation, bloquée par l’attente du financement. La reprise de cette résidence (4 975 m2 de surface utile) par la RIVP en septembre dernier, après signature d’un bail avec la Cité qui en sera la gestionnaire, relance les études. « Les crédits publics des logements sociaux permettent de financer cette opération trop lourde pour la Cité », explique Gaëlle Jacquet, chef de projet à la RIVP.

Désamiantage. « C’est un bâtiment très démonstratif pour peu de surface », détaille Gilles Béguin. Sa macrostructure extérieure noire est formée de trois portiques d’acier de 38 m de haut auxquels sont suspendus deux blocs de quatre étages chacun, séparés par un vide. Mono-orientée vers le parc par sa façade vitrée munie de loggias, la Maison arbore trois côtés aveugles en panneaux d’amiante-ciment comprimé blanc. Son désamiantage nécessitera un déshabillage complet jusqu’à la mise à nu du squelette métallique, dont le revêtement anticorrosion contient du plomb. Pour les architectes, le défi consiste à se conformer au plan Climat tout en respectant son inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. « Il faut trouver un équilibre entre le poids, les performances et la géométrie », analyse Gilles Béguin.

La légèreté de la structure existante, qui s’appuie sur des fondations profondes à travers plusieurs niveaux de carrière, limite les possibilités d’alourdir réellement le bâtiment. Face à la difficulté d’apporter beaucoup d’inertie à cet édifice dont l’isolation thermique et acoustique est quasi inexistante, le confort d’été constitue un point délicat à traiter. Les fenêtres des chambres seront dotées de châssis plus épais. Les façades fermées, dont l’étanchéité est défectueuse de longue date, recevront une isolation par l’extérieur, puis des panneaux en fibres-ciment, de type Eternit Natura, proches de ceux d’origine.

Dans les huit étages, se répartiront 104 chambres individuelles (20 m2 ). Leur confort sera amélioré grâce à l’intégration d’une kitchenette et d’une salle d’eau dans chacune d’elles, après suppression des cuisines, douches et sanitaires collectifs. L’étage intermédiaire en retrait accueillera des studios et une colocation dans l’ancien appartement du directeur. Le volume désaxé du rez-de-chaussée abritera de nouveau les espaces communs. « La Cité internationale universitaire de Paris est un musée à ciel ouvert auquel il faut redonner son lustre », se réjouit Vincent Mallard, directeur du patrimoine de la Cité.

Maîtrise d’ouvrage : RIVP. Maîtrise d’œuvre : Béguin & Macchini (rénovation) ; Marie-Suzanne de Ponthaud (ACMH) ; Jaillet-Rouby (structure) ; Nemo-K (façades) ; Djamo (économie, désamiantage) ; Gamba (acoustique). Durée du chantier : de 2019 à 2020.

Coût : 12,9 M€ HT, dont 2,5 M€ de désamiantage.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X