Autres Valérie Marchand et Aihedan Dilimulati chargées de la filière bâtiment-bricolage chez GS1 France

« La filière doit se structurer pour travailler ensemble »

Mots clés : Distribution

L’organisme de standardisation GS1 France fait face à des freins pour la généralisation d’outils communs d’échange de données dans le bricolage et le négoce bâtiment. Valérie Marchand et Aihedan Dilimulati analysent la situation, les attentes des industriels, et éclairent le débat sur Edoni et Fab-Dis.

Quel est le poids des enseignes de négoce bâtiment et de bricolage chez GS1 France ?

Aihedan Dilimulati –Nous comptons près de 3 000 ad(1) . Chez GS1 France, les filières bricolage et négoce étaient séparées. Les travaux à mener étaient différents. Il y a un peu plus de deux ans, nous leur avons proposé de devenir une seule communauté d’intérêt pour apporter plus de cohésion et mieux mobiliser les différents acteurs. Pour plusieurs raisons : elles partagent les mêmes industriels, elles traitent des mêmes sujets, elles font face aux mêmes enjeux.

Valérie Marchand –Nous ne pouvions pas demander aux industriels qui livrent les deux circuits de distribution de faire deux fois le même travail. Ce n’était plus possible.

Vous dites qu’elles traitent des mêmes sujets et font face aux mêmes enjeux. Que voulez-vous dire ?

V. M. –Il est certain que les deux filières présentent des spécificités métiers différentes. Mais leurs problématiques sont identiques : améliorer la supply chain, augmenter les ventes et mieux répondre aux clients. Donc avoir une meilleure information produit.

A. D. –Qui plus est, elles font face au même défi : le développement du e-commerce et l’arrivée de nouveaux acteurs comme ManoMano, un des leaders de ce canal de distribution en France. Dans ce contexte, les enjeux sont l’information produit, le partage et la qualité de données.

V. M. –D’après nos informations, l’impact du e-commerce sur les ventes des enseignes de bricolage pourrait être de l’ordre de 15 à 20 %, ce qui renforce le besoin de ce mode de distribution d’accélérer sa transformation digitale. Ce sont des chiffres qui font réagir les directions générales.

Dans ce contexte, qu’attend cette communauté d’intérêt de GS1 ?

« L’impact du e-commerce sur les ventes des enseignes de bricolage pourrait être de l’ordre de 15 à 20 %. » Valérie Marchand, responsable des filières non alimentaires chez GS1 France

V. M. –Aujourd’hui, on peut difficilement parler de communauté. Nous avons du mal à réunir tous les distributeurs pour parvenir à un consensus...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 437 du 19/12/2017
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