Enjeux

La construction métallique cherche sa main-d’œuvre

Alors qu’elle est en plein rebond d’activité, la filière peine à recruter. Près de 1 500 postes sont à pourvoir.

« Nous aurions pu réaliser entre 30 et 50 millions d’euros de chiffre d’affaires supplémentaires si nous avions réussi à pourvoir la centaine de postes dont nous avons besoin », confie, désemparé, Roger Briand, directeur général adjoint du groupe Briand, spécialisé dans la construction d’ouvrages métalliques. A l’image de cette entreprise de taille intermédiaire (ETI) vendéenne, l’ensemble de la filière de la construction métallique éprouve les pires difficultés à attirer et recruter de nouveaux candidats. Tous les emplois sont concernés, du dessinateur-calculateur au monteur d’atelier, et les besoins en main-d’œuvre se sont accrus depuis le redémarrage de l’activité (+3 %) en 2017. Selon les estimations de la profession, 1 500 postes ne sont pas pourvus.

Image archaïque. « Notre branche souffre d’une image dégradée et n’attire pas suffisamment les demandeurs d’emplois et les étudiants », diagnostique Roger Briand, qui préside aussi le Syndicat de la construction métallique de France (SCMF). Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’effectif global (intérimaires compris) a seulement progressé de 0,4 % sur un an au...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5954 du 22/12/2017
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