Régions Villeneuve-d'Ascq

La cité scientifique voit triple

Mots clés : Centre commercial - Magasin - Vélo

30 000 m 2 construits dès 2018 pour le nouveau siège et centre commercial de Kiabi face à Héron Parc, à Villeneuve d’Ascq.

100 km de pistes cyclables supplémentaires seront construites d’ici à 2030 sur le territoire du Grand Arras.

6 006 000 Population légale 2014 de la région Hauts-de-France au 1er janvier 2017.Source : Insee

Les travaux des trois bâtiments scientifiques du plan campus Grand Lille sont prêts à démarrer. Une animalerie enterrée, un institut « vitrine » de laboratoires de chimie et une barre des années 1960 entièrement transformée pour la recherche seront prêts en 2018 et 2019 sur le campus de Lille 1, à Villeneuve-d’Ascq (Nord). Les trois projets concoctés en secret dans le cadre du contrat de partenariat « Recherche – Cité scientifique » ont été révélés à la mi-décembre. « Chacun d’eux a des contraintes fortes très spécifiques. Nous avons travaillé avec trois architectes différents mais un seul bureau d’études, sauf pour l’animalerie pour laquelle nous nous sommes appuyés sur un bureau spécialisé », souligne Cédric Bardet, responsable développement pour Nord France Constructions, filiale du groupe Fayat qui a remporté le contrat. Patrick Serniclay, directeur du plan Campus, souligne : « Le fait de travailler sous la forme du dialogue compétitif a été très enrichissant. Cela a permis aux chercheurs de formuler précisément leurs besoins, et aux équipes d’y répondre. »

Effacer le bâtiment de l’animalerie. Ce dialogue avec les quatre groupements retenus en mars 2015 (Bouy gues, Eiffage, Exterimmo et Fayat) a duré un an. Et il a fallu encore trois mois supplémentaires pour affiner les projets aux profils totalement différents. Pour l’animalerie, destinée à accueillir dans des conditions optimales les animaux utilisés pour la recherche, dont des rongeurs transgéniques, le choix a été fait d’en enterrer une grande partie (niveau – 5,70 m). « Cela permettait de gagner de l’espace tout en effaçant au maximum ce bâtiment sensible. Dans cette optique, l’animalerie est recouverte d’une toiture-jardin. Pour la partie en émergence, nous avons opté pour un bardage métallique réfléchissant qui se noie dans le décor », détaille Cédric Bardet. Un plénum technique permet d’assurer la maintenance sans intervenir dans la zone confinée, réservée aux animaux.

A l’opposé, l’Institut Chevreul, regroupant 12 laboratoires de chimie éparpillés sur le campus, a été conçu pour être très visible de la rue, comme une vitrine du projet global. « Cet institut vise à favoriser les partenariats entre la recherche et le monde économique », détaille Christine Lecointe, directrice adjointe du plan campus Grand Lille. Répondre aux contraintes très différentes des 12 laboratoires, que ce soit en termes de gestion des fluides, de traitement de l’air, ou de surfaces, a été un casse-tête.

« Le positionnement du laboratoire de microscopie a ainsi été assez complexe. Il ne supporte pas de locaux au-dessus, doit être éloigné de la route et des lignes électriques à haute tension. Au final, la majeure partie du bâtiment est en simple rez-de-chaussée », illustre Cédric Bardet.

Les contraintes de traitement de l’air, de gestion des fluides ou des surfaces étaient différentes pour chaque labo.

Enfin, le plus coûteux et le plus long des trois projets consiste en la réhabilitation du bâtiment D, situé entre les écoles Polytech et Centrale. Cette longue barre de béton de cinq étages construite dans les années 1960, typique des bâtiments du campus, va être modernisée pour y accueillir dans les meilleures conditions les chercheurs, notamment dans le domaine des sciences et techniques de l’information. « Nous allons devoir détruire et reconstruire un tiers du bâtiment pour répondre au cahier des charges », explique Cédric Bardet.

Budget total : 36 millions d’euros HT. Architectes : Carré d’architectes pour l’animalerie (environ 1 000 m2 SU) ; Ana Architecte pour l’institut Chevreul (environ 3 000 m2 SU) ; Paindavoine-Parmentier pour le bâtiment D (environ 10 000 m2 SU).

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ENCADRE

Let the SunRise

Dans ce projet, les espaces tertiaires de l’institut Chevreul et du bâtiment D seront « à énergie positive ». Un travail important sera mené sur l’enveloppe des bâtiments pour en assurer la sobriété énergétique. Des panneaux solaires photovoltaïques disposés sur les toits produiront l’énergie nécessaire pour en compenser les consommations. Ces deux édifices ainsi que l’animalerie vont aussi s’inscrire pleinement dans la politique de troisième révolution industrielle (Rev 3) de la région et dans le programme Smartcity mené par l’université Sciences et Technologies de Lille depuis plusieurs années sur son campus, notamment via le projet SunRise. Ce démonstrateur de la ville intelligente et durable à l’échelle du campus (25 000 usagers, 100 km de réseaux et 140 bâtiments totalisant 320 000 m2 ) est piloté par le laboratoire génie civil et géo-environnement, lui-même accueilli dans le « nouveau » bâtiment D.

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