Actualité Minipelles

La chenille en caoutchouc qui réduit les vibrations

Mots clés : Matériel - Equipement de chantier

Le succès mondial des minipelles tient autant à leur compacité qu’à leur mode de locomotion. Avec elles sont apparues les chenilles en caoutchouc qui n’abîment pas le sol et réduisent les nuisances sonores. Parfaites pour des engins pesant jusqu’à 12 t, les chenilles caoutchoucs souffrent cependant d’un gros défaut : elles ne sont pas réparables. « D’où l’importance de choisir un matériel de qualité », souligne Vincent Mirbel, responsable du service pièces détachées chez Payen, un important concessionnaire d’Île-de-France. Au côté d’une myriade de marques exotiques, deux manufacturiers se sont positionnés sur du haut de gamme : le japonais Bridgestone et le québécois Camoplast. Ce dernier innove avec une architecture dite « 3S ». « Elle réduit considérablement les vibrations et le risque de déchenillement », vante Sébastien Guyon, directeur général pour la zone Europe de l’Ouest. Comment ? Une chenille caoutchouc est avant tout constituée de… métal. D’abord des câbles qui la ceinturent, et des maillons, le tout enrobé de caoutchouc. Les maillons émergent de la face intérieure à intervalle régulier, appelé « le pas », qui correspond exactement à la denture du barbotin, dans lequel ils s’enclenchent à la manière d’un engrenage. Ce pas diffère d’une minipelle à l’autre et peut être conséquent. Entre deux maillons : rien. « Du coup, cette saccade provoque des vibrations », explique Sébastien Guyon. Avec le système 3S chaque maillon est surmonté d’une patte longitudinale, l’une croisant la suivante. Une fois coulé dans le caoutchouc, l’ensemble forme un chemin de roulement continu, la chenille est mieux guidée et les vibrations sont fortement réduites. Pour autant, cette chenille souffrira autant qu’une autre en cas de mauvais traitement. Vincent Mirbel rappelle deux règles trop souvent oubliées. « D’abord, il faut très régulièrement surveiller la tension de la chenille et la régler à l’aide de la roue folle. Ensuite, il ne faut jamais monter sur un trottoir de biais. Cela crée un stress latéral très dommageable. » Chez Payen, 90 % des chenilles vendues en seconde monte le sont suite à une casse, et seulement 10 % suite à l’usure normale. Pourtant, quand elle est bien entretenue et bien utilisée, une chenille de qualité dépasse les 2 000 heures d’utilisation. Un gisement d’économie conséquent.

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