Régions Toulouse

La Cartoucherie reste au frais grâce aux déchets

Mots clés : Bois - Gestion immobilière

100 M€ seraient perdus par les bailleurs sociaux de Nouvelle-Aquitaine en 2018 si la baisse des loyers était actée.

100 000 m2 de surface pour le futur quartier Ode à la Mer, à Pérols (Hérault).

Source : groupe Frey SA.

1 500 congrès dédié à l’immeuble bois grande et moyenne hauteur à Bordeaux en septembre.

Transition énergétique La Cartoucherie, à l’ouest de Toulouse, est actuellement surveillée de près par les services de l’Etat, dans le cadre de sa course à l’obtention du label écoquartier. Une nouvelle qui tombera en novembre. « Nous attaquons la phase 2 du quartier, explique Annette Laigneau, vice-présidente de Toulouse Métropole chargée de l’urbanisme, et les exigences sont accrues en termes d’environnement, de qualité du bâti et de densité. » Le quartier, aménagé par la SEM Oppidea et par le paysagiste Alain Marguerit et l’urbaniste Bernard Paris, s’étend sur 33 ha et comptera à terme 3 452 logements (551 livrés à ce jour), 14 900 m² d’équipements publics, 78 000 m² de bureaux et d’activités, 12 000 m² d’enseignement supérieur et 7 000 m² de commerces.

La spécificité de la Cartoucherie réside dans son réseau de froid, actif depuis le mois de mai. Il s’agit, en effet, du premier système français alimenté à 100 % par la valorisation de déchets (275 000 tonnes par an incinérées par le centre de valorisation énergétique voisin, dans le quartier du Mirail). « Nous avons perçu qu’il y avait un besoin de froid pour la climatisation des bureaux, explique Hubert Lhoir, directeur général délégué de Coriance, exploitant du réseau, et à partir du réseau de chaleur, nous avons développé celui de froid. »

Bromure de lithium et eau. Pour passer de la chaleur au froid, des machines à absorption ont été installées dans les pieds d’immeubles, dans sept des sous-stations existantes pour un montant de 2,7 M€. Un mélange de bromure de lithium et d’eau permet d’absorber l’eau chaude et de la transformer en vapeur d’eau, ensuite refroidie au contact des tours réfrigérantes et envoyée vers les systèmes de climatisation classiques. « On valorise cette énergie renouvelable toute l’année, alors qu’avant elle n’était exploitée que l’hiver pour le chauffage », précise Hubert Lhoir.

Le système n’utilise ni électricité, ni énergie fossile, ni fluide frigorigène, néfaste pour l’environnement. Comparé à un système électrique, il permet d’éviter l’émission de 57 t de CO par an pour la production de froid. Le réseau est aujourd’hui raccordé au pôle régional d’enseignement et de formation aux métiers de la santé (12 000 m²) et à 7 000 m² de bureaux. A l’horizon 2025, ce sont l’ensemble des bureaux qui seront alimentés en froid grâce à l’incinération des déchets.

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