Technique et Construction durable

La cage s’ouvre au numérique

Mots clés : Ascenseur - Chapiteaux, tentes, structures - Informatique

Dans les bâtiments de grande hauteur, les ascenseurs doivent transporter un nombre croissant de passagers, de plus en plus vite.

L’informatique tente de résoudre cette équation en anticipant déplacements et pannes.

Pour l’employé du XXIe siècle, rien n’est plus anodin qu’une cabine d’ascenseur. Il oublie bien vite le voyage de quelques secondes qui le mène du rez-de-chaussée à son bureau. Pourtant, sans ces appareils discrets apparus il y a plus d’un siècle, les bâtiments n’auraient jamais dépassé 10 étages, et les villes auraient une tout autre physionomie. Les tours des quartiers d’affaires du monde entier ne vivent que grâce à leurs va-et-vient perpétuels.

Cette dépendance technologique s’accroît à mesure que les immeubles grandissent. Mais si le nombre d’occupants par édifice explose, augmenter le nombre de cages n’est toutefois pas au goût du jour. « Nous cherchons plutôt à augmenter la capacité de transport de nos machines, explique Emmanuel Altmayer, président de ThyssenKrupp Ascenseurs pour la France. L’accroissement de la vitesse pourrait résoudre cette équation, en autorisant davantage de déplacements. Toutefois, au-delà de 10 m/s, nous nous heurtons rapidement à des problèmes de pression et d’aéraulique. Nous devons donc réfléchir à d’autres options. »

L’ordinateur au pouvoir. Les années 2000 ont vu émerger quelques réponses d’ordre mécanique pour réduire l’emprise de la gaine et des espaces de circulation attenants, qui occupent entre 30 et 40 % de la surface d’une tour. Des moteurs sans réducteur, plus compacts, sont venus remplacer les modèles traditionnels. « Ils s’installent dans la gaine et ne nécessitent pas de local technique, ce qui induit un gain de place », détaille Alain Meslier, directeur général de la Fédération des ascenseurs. A la même époque, ThyssenKrupp a commercialisé le Twin, un dispositif où deux cabines circulent dans la même gaine (lire aussi p. 75). Aucun concurrent ne lui a encore emboîté le pas.

Exception faite de ces deux innovations, les principales avancées de cette décennie-là sont dues à l’informatique. L’entreprise Schindler avait ouvert la voie dès les années 1990 avec les premiers systèmes de gestion de destination, grâce auxquels un ordinateur...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5963 du 16/02/2018
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