Régions Haut-Rhin

La belle vallée de Saint-Amarin dit « stop » au mitage

Quelque 85 % de surfaces constructibles en moins : le futur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de la vallée de Saint-Amarin (Haut-Rhin) taille dans le vif. Cet axe directeur n’est pas allé sans grincements de dents dans les 15 communes et leurs conseils municipaux, mais il a fini par être adopté.

Le document sera arrêté en novembre prochain et son approbation définitive est prévue pour la mi-2018, dix-neuf ans après le plan d’occupation des sols (POS), déjà intercommunal. « Ce sera le résultat de la conjonction d’un courage politique et d’une stratégie technique pour préserver sur le très long terme notre patrimoine bâti et paysager, comme l’exigent les lois Grenelle et Alur », déclare François Tacquard, président de la communauté de communes de 13 000 habitants située au pied du massif vosgien.

Conserver les vergers à l’arrière des maisons. La surface totale des zones constructibles passera de 269 à 35 ha. La soustraction découle de trois leviers principaux. D’une part, une série de reclassements en zones naturelles ou agricoles, celles-ci représentant déjà près de 16 000 ha. D’autre part, l’application scrupuleuse des règles de densification de la construction édictées par le schéma de cohérence territoriale (Scot) du pays Thur-Doller, de façon à osciller entre 15 logements à l’hectare et 35 (aux abords de la gare de Saint-Amarin). Mais la mesure sans doute la plus emblématique consiste à interdire la construction à plus de 30 mètres en retrait des rues anciennes, « autrement dit à l’arrière des maisons, là où le mitage a été le plus ravageur pour les vergers », affirme François Tacquard.

La rédaction du PLUi a été reprise en interne après avoir été au départ externalisée à un bureau d’études. Le document identifie 70 quartiers à urbaniser, pour un total de 600 logements sur douze ans. Il respecte des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) précises pour la densification, la réhabilitation ou la réoccupation prioritaire des 250 ha de friches industrielles, le développement de l’artisanat et du commerce dans les villages. Les projets d’aménagement devront privilégier la création de nouvelles rues et cheminements piétons à l’intérieur des communes, afin de retrouver une cohérence que la succession de lotissements a eu tendance à faire disparaître.

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