Régions Yvelines-Essonne

L’Opievoy cède sa place à l’ESH Les Résidences

L’Opievoy – Office public interdépartemental de l’Essonne, du Val-d’Oise et des Yvelines – n’est plus qu’un souvenir. Sa dissolution a été actée par un décret paru au « Journal officiel » du 29 décembre, en application de la loi Alur aux termes de laquelle un office public ne peut être rattaché à plusieurs départements. Le patrimoine de l’Opievoy – près de 50 000 logements situés dans tous les départements franciliens – a donc été dispersé. Dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et la Seine-et-Marne, 10 000 logements ont été cédés aux offices publics de l’habitat (OPH) départementaux. Dans le Val-d’Oise, 9 000 logements ont été dévolus à Val-d’Oise Habitat.

Dans l’Essonne et les Yvelines, les 29 967 logements concernés, répartis sur 118 communes, ont été transférés à une entreprise sociale pour l’habitat (ESH) nouvellement créée, baptisée « Les Résidences Yvelines Essonne ». Son premier conseil de surveillance, qui s’est tenu le 3 janvier, a élu à sa présidence Raphaël Cognet, administrateur pour le Medef du groupe des entreprises au Conseil économique, social et environnemental.

Puissance d’investissement. « Ce qui est unique, c’est d’avoir créé une ESH réunissant deux départements et un collecteur du 1 % patronal, alliant la puissance financière d’Action Logement et l’ancrage territorial des conseils départementaux. Cela permet à la fois d’être au service des communes et des locataires et d’avoir une vraie puissance d’investissement de par son actionnariat », précise Arnaud Legros, président du directoire. Par ailleurs, tous les emplois ont été préservés.

Jusqu’en juin, les deux conseils départementaux seront les seuls actionnaires, mais ils ne détiendront plus ensuite que 45 % des parts, lorsqu’Action Logement entrera dans le capital à hauteur de 55 %. En attendant l’été, seules les affaires courantes seront gérées, notamment 10 chantiers en cours pour 1 741 logements dans les Yvelines, et 11 chantiers pour 1 836 logements dans l’Essonne. Mais une fois l’apport financier de l’ex-1 % patronal concrétisé, les priorités d’un programme de rénovation seront établies pour les cinq à dix ans à venir.

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