Technique et Construction durable Logistique

L’impeccable ballet de haute altitude

Construire ou rénover un refuge en haute montagne demande des capacités physiques et organisationnelles qui ne s’improvisent pas. Basée à Sallanches (Haute-Savoie), dans le Pays du Mont-Blanc, la société Altitude Construction recrute presque exclusivement d’anciens professionnels de la montagne, habitués à affronter les vents, le froid et la neige.

« Jusqu’à 3 000 m d’altitude, aucune aptitude particulière n’est requise, explique le cogérant d’Altitude Construction Jérémie Leyva. Mais sur un chantier à 4 000 m, tout change : on respire mal, la récupération est difficile et on perd jusqu’à 25 % de facultés mentales ! » Tous les salariés passent une visite médicale incluant un test d’effort, mais aussi le diplôme de cordiste pour pouvoir mener tous les travaux d’accès difficile.

Outre l’endurance physique des compagnons, la question logistique est centrale en haute montagne : si certains chantiers peuvent être alimentés par 4 x 4 durant la belle saison, l’hélicoptère reste la solution la plus courante. « Les matériaux doivent être préparés dans des colis de 800 kg au maximum pour un refuge à 2 500 m. A de plus hautes altitudes, on limitera le chargement à 500 kg, car les vents sont plus instables », détaille Jean-Pascal Yribarren, cogérant du constructeur bois isérois B3D, qui mène depuis l’an dernier une série de rénovations dans le parc de la Vanoise.

Si...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5961 du 02/02/2018
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