Architecture Habitat

L’immeuble qui défie l’obsolescence programmée

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

Evolutif, le bâtiment a été conçu pour permettre l’adjonction d’étages et la reconfiguration des logements.

Blanc, sobre et imposant, l’immeuble du 134 boulevard Davout, à Paris (XXe ), est le fruit d’une démarche prospective. « Que proposer pour que les bâtiments ne soient pas démolis au bout de soixante-dix ans ? », se demandent les architectes Elizabeth Naud et Luc Poux, qui dénoncent une forme d’obsolescence programmée qui toucherait les constructions, à l’instar des objets de consommation courante. La réponse apportée avec cette opération, qui abrite 68 logements sociaux, une crèche et des locaux associatifs, reprend une partie des thématiques qu’ils ont définies dans leur travail de recherche baptisé « Pari(s) 2072 » : densification, mutabilité, enveloppe trouvent ici une expression architecturale, portée par un niveau d’exigence tangible d’un bout à l’autre du projet.

L’ensemble est implanté dans le secteur Python-Duvernois, l’un des 13 sites du grand projet de renouvellement urbain (GPRU) lancé en 2002. Dans ce quartier coincé entre le boulevard des Maréchaux et le Périphérique, qui s’étend de la porte de Bagnolet à celle de Montreuil, la construction de nouveaux logements est destinée en partie aux habitants des barres vétustes vouées à la démolition.

Densification et mutation. Sur la parcelle de 29 m d’épaisseur, le bâtiment s’élève autour d’une cour rectangulaire de 6 x 11 m qui permet l’éclairement...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5968 du 23/03/2018
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