Régions Bordeaux

L’immeuble bois Perspective, symbole d’Euratlantique

Mots clés : Apprentissage - Bâtiment d’habitation individuel - Bois - Entreprise du BTP - Etat et collectivités locales - Politique du logement

+ 44 % Hausse des prix du logement ancien à Bordeaux en dix ans.

Source : Unis.

400 apprentis sont recherchés par les entreprises occitanes du BTP.

+ 6,1 % de dépenses de BTP prévues en 2017 par les collectivités territoriales de la Nouvelle-Aquitaine.

Cerc Nouvelle-Aquitaine.

La structure du premier bâtiment en bois du quartier Bordeaux Euratlantique, immeuble tertiaire à ossature bois le plus élevé de France, est presque achevée. Réalisé avec du pin maritime pour l’ossature et de l’épicéa du Limousin pour le mur manteau, Perspective est signé par le promoteur local Pichet et conçu par l’agence d’architecture Laisné-Roussel.

Débutée mi-juin, l’élaboration de la structure s’est terminée par la pose du mur manteau constitué de panneaux de 4 m sur 9 m, préfabriqués en atelier avec les fenêtres en aluminium. La maîtrise d’œuvre a opté pour un bois strié et prévieilli afin que la teinte reste stable et qu’aucune coulure ou trace n’apparaisse. « Le clos couvert a été rapide, précise Xavier Monségu, directeur technique du groupe Pichet. Les poteaux-poutres en bois lamellé-collé arrivant préfabriqués, il n’a fallu que cinq compagnons pour l’assemblage. » Huit fois moins de rotations de camions, structure 30 % plus légère et trois mois gagnés sur le chantier : les qualités du bois – vantées ces dernières semaines à Bordeaux à l’occasion du congrès Woodrise dédié aux immeubles en bois – semblent se confirmer sur le terrain. « Le montage est plus précis que s’il avait été réalisé sur place », ajoute Nicolas Laisné.

600 sondes géothermiques. A énergie passive, le bâtiment haut de 30 m est équipé de 600 sondes géothermiques pour assurer chauffage et rafraîchissement des locaux via des panneaux rayonnants. L’ensemble est entièrement contrôlé par la gestion technique du bâtiment, tout comme les brise-soleil aluminium.

D’un point de vue architectural, le bâtiment de 4 600 m2, acquis par le groupe d’assurances la Camacte en juin 2016, est composé de deux ailes entourant un atrium central et doté de deux terrasses au quatrième étage. A l’intérieur, le bois de la structure restera apparent, et un escalier monumental, réalisé en collaboration avec l’artiste Joran Briand, créateur de la résille du Mucem à Marseille, sera installé dans l’atrium. Avec le recul, maître d’ouvrage et maître d’œuvre estiment que l’utilisation du bois n’a pas créé de contraintes d’un point de vue technique.

Le principe constructif est simple : « Nous ne voulions pas faire un bâtiment expérimental, mais une construction reproductible », précise Xavier Monségu.

Le plus compliqué a été de trouver l’entreprise locale capable d’assurer le chantier. C’est la société Pyrénées Charpentes (Hautes-Pyrénées) qui a remporté le macrolot structure-enveloppe. Une première pour cette PME de 49 salariés dont les constructions n’avaient, jusqu’alors, pas dépassé trois étages. « Nous avions l’ingénierie et la capacité de produire, mais il fallait être sûrs de disposer de la ressource au bon moment », indique Sylvain Larrouy, directeur de travaux. Pour cela, il a collaboré avec le fabricant Piveteau Bois et formé une équipe à la construction en pin des Landes, dont l’utilisation reste rare dans la construction. L’immeuble Perspective sera livré au premier trimestre 2018.

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