Régions Strasbourg

L’hôpital soigne les CVC

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Établissements de soins - Gestion immobilière - Tourisme

150 M€ Coût du nouveau parc aquatique d’Europa-Park à Rust (Allemagne), première pierre posée le 14 septembre.

12,6 €/m 2 Loyer moyen dans l’habitat privé à Strasbourg en 2017, en hausse de 0,3 % sur un an.

Source : étude Clameur.

+ 16,3 % Hausse des mises en chantier de logements sur un an en Bourgogne-Franche-Comté à fin juin 2017.

Souvent dans l’ombre, la chaufferie-ventilation-climatisation (CVC) passe à la lumière sur le chantier de la vaste extension de l’hôpital de Strasbourg-Hautepierre (230M€ TDC, 71 000 m2 SP) qui s’achève en fin d’année. Dans le macrolot de 28 M€ HT élargi à la plomberie et aux fluides médicaux, le groupement d’entreprises Patricola (mandataire)-Génie climatique de l’Est-Air Liquide Santé multiplie les innovations et les mises en œuvre de process et équipements dernier cri. « Elles visent à minimiser les coûts énergétiques, en actionnant trois leviers : l’optimisation des débits d’air neuf ; la récupération d’énergie sur les centrales de traitement d’air (CTA) et les eaux grises, dont les effluents résultant de la stérilisation d’appareils ; la création de “locaux intelligents” par une GTB (gestion technique de bâtiment) en interaction avec le macrolot électricité », décrit Alain Lecat, conducteur d’opération aux Hôpitaux universitaires de Strasbourg (HUS).

Ainsi, un système original récupère la chaleur du traitement d’air : les CTA sont dotées d’échangeurs à plaques, d’un rendement annuel de 80 %. « Leur conception rend impossibles le contact et, donc, le recyclage de l’air extrait vers l’air neuf : les ventilateurs de soufflage sont disposés en amont de l’échangeur et les ventilateurs d’extraction en aval, dans le sens de circulation de l’air », explique Nasradine Boulala, DG délégué de Patricola.

Les HUS ont aussi souhaité rompre avec l’installation de quelques grosses centrales de traitement d’air énergivores. L’extension en comptera 130 petites, avec des débits d’air neuf entre 6 et 10 volumes par heure. Or certaines salles d’opération exigent un taux de renouvellement de 50 V/h. Celui-ci sera atteint grâce à des plafonds diffusants et filtrants, équipés chacun de huit petits ventilateurs. L’air neuf sera mélangé en température ambiante à l’air repris, puis le mix des deux sera pulsé.

Plafonds actifs. Dans les 347 chambres et 212 bureaux, les plafonds seront « actifs ». Leur bac métallique réchauffera les surfaces par le principe du rayonnement (et rafraîchira par absorption) grâce à l’eau qui circulera dans des serpentins à 35 °C ou 18 °C, selon les besoins. Ces derniers pourront être pilotés par une vanne spécifique à six voies.

Un gros travail de définition a été mené pour atteindre ces performances. Etudes de conception en BIM, simulation thermique dynamique pour repérer les points faibles potentiels en matière d’énergie, bâtiment- témoin de tests à échelle réelle des installations… « Les points de réglage ont été démultipliés pour réussir le passage de la programmation à la conception puis à l’exécution », souligne Kévin Crombez, chef de projet chez Ingérop, cotraitant du cabinet Groupe-6 pour la maîtrise d’œuvre. In fine, l’extension devrait atteindre le niveau HQE « très performant » pour la gestion de l’énergie et sa consommation d’énergie primaire devrait être inférieure de 40 % à la RT 2012.

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