Etat et collectivités

L’homme de tous les réseaux

Mots clés : Travaux publics

Entrepreneur dans les travaux publics, Raymond Armange est entré en politique à la faveur de rencontres humaines.

Même si son père, agriculteur, a travaillé un temps comme ouvrier dans les travaux publics, Raymond Armange n’était pas destiné à suivre ses traces et encore moins à devenir entrepreneur. Entré comme comptable juste après son service militaire à la SMPT, une petite entreprise de travaux publics à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), il gagne rapidement la confiance et l’estime du patron, Silvio Borgo.

Au fil des années, ce personnage singulier, ancien résistant et chauffeur du général de Gaulle à la Libération, lui fait découvrir les chantiers et tous les postes clés de l’entreprise avec l’objectif d’en faire son successeur. En octobre 2001, la transition est effective. Sans capital mais soutenu par trois banques, Raymond Armange rachète l’entreprise et la développe pour atteindre 8,5 M€ de chiffres d’affaires avec 88 salariés répartis entre Saint-Malo, Rennes, Vitré (Ille-et-Vilaine) et Vannes (Morbihan).

Mandats locaux. En dehors de l’entreprise, Raymond Armange met la même énergie au service du public à travers plusieurs mandats locaux. « Je ne suis pas militant, mais la politique m’a toujours intéressé », explique-t-il. Depuis 1995, il est le premier adjoint chargé des finances de la commune de Langrolay -sur-Rance, le bourg costarmoricain de 911 habitants où il réside.

Pas question pour autant de devenir maire. « Nos concitoyens demandent beaucoup d’un maire. C’est un mandat où il faut être particulièrement disponible. » En revanche, lorsqu’il rejoint la communauté de communes Rance-Frémur (Côtes-d’Armor), l’ancien ministre Charles Josselin qui la préside lui demande de prendre la vice-présidence, en charge du développement économique. Il lui est difficile de refuser. Dans cette mission, le chef d’entreprise réussit à convaincre d’autres dirigeants de s’implanter dans un parc d’activité resté longtemps vide. Un succès qui a sans doute pesé dans son élection à la présidence de la communauté de communes en 2008. Il intègre ensuite le syndicat mixte du pays de Dinan comme vice-président et en devient même président en 2014. « J’y suis resté un an et demi, mais ce mandat était clairement trop lourd… et trop politique », estime-t-il.

« Les gens consomment de l’élu ». Se définissant volontiers comme rocardien, encarté au PS depuis 2009, Raymond Armange assume pleinement ses convictions. « Je suis un patron de gauche, même si communiquer sur les entreprises reste difficile au PS », reconnaît-il. En 2012, l’entrepreneur contribue pourtant, comme suppléant, à la victoire de la députée Viviane Le Dissez.

Lors de la dernière élection présidentielle, Raymond Armange n’a pas souhaité faire campagne pour Benoît Hamon et songe même à rejoindre la dynamique En marche. Par fidélité, il est toutefois retourné au combat en juin aux côtés de la députée sortante. Le tandem ne résistera pas à la vague LREM. « De nos jours, les gens consomment de l’élu. Et le nouveau produit, c’est En marche », analyse-t-il, tout en considérant qu’Emmanuel Macron « a su apporter un nouveau souffle à la République ».

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ENCADRE

Son parcours

1974 : début d’activité professionnelle.

Depuis 1995 : conseiller municipal et adjoint au maire de Langrolay-sur-Rance (Côtes-d’Armor).

2001 : acquisition de l’entreprise de travaux publics SMPT.

2008 : élu président de la communauté de communes Rance-Frémur (Côtes-d’Armor).

2012 : élu président du syndicat mixte du pays de Dinan (Côtes-d’Armor).

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