Architecture et urbanisme

L’ expert Marie-Laure Fleury, directrice des études urbaines à la SAEM Val de Seine Aménagement « Un projet presque architectural »

En quoi la spécificité du projet d’aménagement de l’île Seguin modifie-t-elle votre métier d’aménageur ?

Comme le souligne Jean Nouvel, l’île n’est pas à lotir, à découper en lots où chaque promoteur et son architecte proposent un objet célibataire. Cette opération d’aménagement est un projet presque architectural, qui nous amène à travailler simultanément sur la forme urbaine et les programmes. Les opérateurs sont associés très en amont aux réflexions. Dès qu’ils signent un protocole avec la SEM, AJN réalise une étude de faisabilité architecturale et urbaine de leur projet. La forte imbrication des programmes – atypiques pour la plupart car il s’agit d’équipements culturels – nous oblige aussi à travailler les uns avec les autres. Le caractère insulaire du site nous conduit par ailleurs à réfléchir d’une manière plus mutualisée sur un certain nombre de programmes, à l’instar du parking, ouvert la journée aux salariés et réservé le soir aux usagers des équipements culturels.

Ouvrir tout le rez-de-chaussée de l’île au public entraîne-t-il des difficultés particulières ?

Le maire de Boulogne-Billancourt souhaite en effet que le promeneur de l’île soit toujours en contact avec des programmes ouverts au public : équipements, commerces, restaurants… D’où un travail très fin de programmation avec les opérateurs, y compris ceux des futures tours de bureaux. L’objectif est aussi d’avoir un rez-de-chaussée vivant : la volonté d’attribuer les trois ou quatre niveaux de la base bâtie à des activités culturelles devrait contribuer à l’animation des rues, du jardin et des espaces publics.

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