Régions Paris

L’effort d’investissement se maintient à 1,7 Md €

Adopté le 11 décembre, le budget primitif (BP) 2018 de la collectivité parisienne se caractérise par deux nouveautés. D’une part, l’entrée en vigueur de la réforme du statut de Paris qui se traduit par l’accueil de quelque 1 900 agents de la préfecture de police, soit 80 M€ de masse salariale supplémentaire. Au total, les dépenses de fonctionnement s’établissent à 8 Mds €, en progression de 1,2 % par rapport à 2017. D’autre part, la « municipalisation » du contrôle du stationnement payant. La Ville va ainsi pouvoir renforcer la lutte contre la fraude. Ce changement devrait générer 230 M€ de recettes nouvelles, qui permettront d’assurer un niveau élevé d’épargne brute (545 M€) et par là même de maintenir l’effort d’investissement sans augmentation de la fiscalité locale.

Les autorisations de programme progressent de 12,5 %, à 1,62 Md €. Comme l’an dernier, les crédits de paiement se montent à 1,69 Md € dont un peu plus de 1 Md€ pour les dépenses d’équipements (travaux et acquisitions foncières essentiellement).

Les JO en vue. En matière d’investissement, le logement reste la priorité avec 290 M€. Le logement social mobilise à lui seul 262,4 M€, auxquels s’ajoutent les acquisitions foncières dédiées à ce secteur, d’un montant de 142 M€. Les transports sont dotés de 190 M€ dont 92,5 M€ pour le prolongement du T3 et de la ligne 14 au nord. Cette année, 8 M€ sont inscrits pour l’adaptation des stations de la ligne 11 du métro dans le cadre de son extension vers l’est. Ce budget 2018 commence par ailleurs à préparer les Jeux olympiques avec une inscription de 18 M€ dont 15,6 M€ au titre de la contribution parisienne à la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo).

Côté recettes, l’exécutif a encore inscrit 225 M€ au titre du conventionnement du parc privé des bailleurs sociaux. Il pourra aussi compter sur plus de 300 M€ de cessions foncières provenant principalement de la vente de deux sites inscrits dans l’appel à projets « Réinventer Paris » : Morland (133 M€) et Pershing (84 M€). Quant aux droits de mutation, ils restent stables à 1,305 Md €. Enfin, le recours à l’emprunt est fixé à 724 M€ (- 8,8 %), ce qui devrait conduire, fin 2018, à une dette totale de 6 Mds €.

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