Régions Besançon

L’économie mixte bâtit le pôle de la gare Viotte

Mots clés : Architecture - Economie mixte - Gares, aéroports - Monde du Travail - Situation économique - Stationnement

2 130 agences d’architecture dans le Grand Est en 2014, représentant 4 150 emplois. Insee – étude 2017.

9,6 M€ Investissements prévus par la Ville de Colmar en 2018 en voirie-éclairage-stationnement.

+ 11 % Hausse de production de granulats en Bourgogne sur les neuf premiers mois de 2017, en rythme annuel.

En janvier, les grues du démolisseur Melchiorre auront rasé la vaste halle Sernam, à côté de la gare de Besançon-Viotte. Les entreprises de construction qui seront retenues dans un mois auront alors place libre pour commencer, dès février, le premier immeuble du pôle tertiaire de 24 000 m2 prévu au débouché de la gare de centre-ville de Besançon (Doubs). Reconstruits dans l’esprit d’une halle ferroviaire, selon l’approche de l’architecte Brigitte Métra, trois bâtiments contigus accueilleront, fin 2019, 850 agents des services de l’Etat sur 17 150 m2 . Un an plus tard, ils seront rejoints par 250 employés du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté qui occuperont 6 000 m2 dans l’une des deux tours érigées face à l’entrée du quartier. Grâce à leur hauteur de cinq et huit étages, celles-ci constitueront « un repère et le symbole de la transformation du quartier », décrit Brigitte Métra.

Parking mutualisé. Le programme est le plus ambitieux jamais entrepris à Besançon en matière de construction tertiaire. Il forme la première phase de la requalification des 3,1 hectares situés de part et d’autre de la voie ferrée. Au total, sont prévus 28 000 m2 de bureaux, ainsi que 200 logements et environ 1 500 m2 de commerces.

Pour concrétiser le pôle Viotte, tous les outils locaux d’économie mixte ont été activés. Territoire 25 a acquis l’ensemble du foncier auprès de la SNCF et cède des droits à construire. Cette société publique locale assure également la maîtrise d’ouvrage d’un parking mutualisé semi-enterré de 320 places. Sa « sœur », la société d’économie mixte (SEM) Sedia (1), construit des bureaux ainsi qu’un restaurant administratif. Ces surfaces seront louées par l’Etat auprès de leur future acquéreuse : une SEM patrimoniale dédiée, détenue par Aktya (autre SEM bi-sontine), la Caisse des dépôts, la Caisse d’Epargne et le Crédit agricole. Quant à leur maîtrise d’ouvrage, elle revient à une société civile de construction-vente (SCCV) réunissant Sedia et le promoteur privé régional SMCI. Ce dernier porte la réalisation, en complément, de 15 logements au sommet de la tour sud, la plus élevée.

« L’ampleur du programme tertiaire nous a amenés à consulter les entreprises en quatre macrolots », souligne Bernard Bletton, directeur général de Sedia. L’un d’eux, « béton et bois », illustre le mode constructif proposé par l’architecte à défaut de pouvoir réhabiliter la halle ferroviaire comme il était envisagé aux prémices du projet : une armature en poteaux-poutres bois enveloppera une structure en béton.

Le coût des travaux des bureaux et du parking s’élève à 43 millions d’euros HT. La livraison s’étalera entre la fin 2019 et la mi-2020. Les logements sont attendus à partir de 2021. Des éléments de programme restent à trancher, notamment la part des logements sociaux et une éventuelle résidence pour les seniors.

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(1) Nouveau nom de la SedD depuis qu’elle a absorbé, cet automne, sa voisine jurassienne et haut-saônoise S ocad.
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