Régions Valenciennes

L’échangeur donne du relief au contournement nord

Mots clés : Béton - Matériel - Equipement de chantier

75 000 m 2 Surfaces passives dans les Hauts-de-France, première région en nombre de bâtiments certifiés passifs.

CD2E

+ 6 % Augmentation de la production de béton prêt à l’emploi en Normandie au premier semestre 2017 sur un an.

Unicem

+ 1,75 °C à Lille depuis 1955 : la hausse des tempé ratures est plus élevée dans les Hauts-de-France qu’à l’échelle de la planète.

C ‘est le gros morceau du plus important projet routier du département du Nord du mandat. Lancé en juillet, l’échangeur « dénivelé » de Saint-Saulve absorbera à lui seul près de 15 % des 77,3 M€ nécessaires à la réalisation du contournement nord de Valenciennes (5,2 km de voie nouvelle). Il faut dire que ce rond-point sur deux niveaux, constitué de quatre ponts et de murs de soutènement, cumule les difficultés.

500 inclusions rigides. En premier lieu, le chantier prévu pour durer jusqu’en juin 2019 doit être réalisé sans couper la circulation, ou presque, ce qui implique d’adapter le rythme des travaux au trafic avec un calendrier serré. Environ 20 000 véhicules circulent chaque jour sur les RD 935 et RD 75, que le giratoire reliera au contournement nord. « Le phasage est extrêmement important ! Il ne faut pas gêner l’accès à la zone commerciale et une voie de chemin de fer coupe le chantier », souligne Farid Bouchiba, chef de projet pour Setec International, maître d’œuvre du projet.

Seconde difficulté de taille, le sol a dû être renforcé pour supporter l’ouvrage qui s’élèvera jusqu’à 6 m de haut. Démarrée en septembre, cette opération de maillage d’inclusions rigides a duré un mois et demi. « Nous avons foré jusqu’à atteindre le substrat solide à environ 8 m de profondeur. Les trous de 30 cm de diamètre ont été remplis de béton et d’une cage de ferraille pour former environ 500 inclusions rigides sur lesquelles reposera le matelas de soutènement. D’une épaisseur comprise entre 50 et 70 cm sur 8 000 m2 , le matelas sera constitué de matériaux granulaires et d’une géogrille », détaille Farid Bouchiba. Le groupement de trois entreprises qui a remporté le marché du giratoire et de ses quatre ouvrages d’art a pour mandataire l’entreprise NGE Génie civil.

Pour la suite de la partie est du contournement (2,2 km ; 41,7 M€), qui comprend le giratoire et doit s’achever en 2020, quatre marchés restent à attribuer. « Le premier concerne la trémie de Bruay-sur-l’Escaut, qui passe sous le tramway, pour des travaux qui démarreront au printemps. Un deuxième marché regroupe deux ouvrages d’art, dont le viaduc de type bow-string de 75 m ; les travaux sont prévus au second semestre 2018. Le troisième marché se rapporte aux travaux de terrassement-assainissement-chaussée prévus qui commenceront à l’automne. Enfin, sera passé le marché paysager », explique le maître d’œuvre.

A partir de 2021 démarreront les travaux sur la section ouest, allant de la RD 169 à Raismes (3 km ; 35,6 M€). « Plus de 5 300 heures d’insertion seront réalisées sur le giratoire de Saint-Saulve », souligne Claire Bethier, chef de projets pour le conseil départemental.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X