Régions Franche-Comté

L’échangeur de Sévenans suit sa feuille de route

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel

+ 24,1 % Hausse des mises en chantier de locaux non résidentiels en Bourgogne-Franche-Comté sur un an, à fin août.

1 315 logements réservés dans la métropole de Strasbourg de janvier à août 2017 (- 9 % par rapport à 2016).Cecim.

24 000 m 2 Livraison de locaux prévue d’ici à 2020 sur les technopoles Temis de Besançon (Doubs).

Le chantier tant attendu dans le nord de la Franche-Comté, l’échangeur autoroutier de Sévenans (Territoire de Belfort), est bien parti pour respecter son objectif d’ouverture complète à la circulation début 2020. Depuis septembre, il est doté de son diffuseur dans sa partie nord, pour opérer la liaison entre la RN 1019 et la RD 437. Sa deuxième phase, qui constitue le cœur du projet, devrait être livrée comme prévu au milieu de l’année prochaine : il s’agit du barreau d’1 km entre la RN1019 et l’A36. La troisième et dernière étape de travaux a également démarré. Elle consiste en la mise à 2 x 2 voies de 4 km de la RN 1019 en direction de la Haute-Saône.

Un tablier en trapèze. La phase principale en cours comprend deux ouvrages de franchissement. Le premier, de 50 m de long au-dessus de l’A36, est réalisé sur place sur une plate-forme latérale. Il sera soulevé et déplacé début 2018 vers son emplacement définitif à l’aide du système de transport sur roue Kamag. L’autre, long de 95 m, surplombera la rivière Douce. Il se distinguera par son tablier trapézoïdal, constitué d’un hourdis en béton et de poutres en acier. Celles-ci sont fabriquées par le charpentier métallique italien Giugliano, en sous-traitance du groupement Vinci Construction Terrassement – Eurovia – Climent TP, titulaire du marché global de terrassements, ouvrages d’art et rétablissements de communications (Toarc).

Le chantier est placé sous la maîtrise d’œuvre de Setec. Son maître d’ouvrage, le concessionnaire APRR, finance l’intégralité de l’investissement de 120 millions d’euros, en vertu des dispositions du plan de relance autoroutier datant de 2015, dont ce projet est le pionnier national. « Au total, il comprendra 10 ouvrages d’art qui requièrent l’application de techniques de fondations très variées, compte tenu de l’hétérogénéité du terrain en milieu karstique », décrit Sylvain Fléty, conducteur d’opération chez APRR. L’entreprise Botte Fondations se charge de cette mission.

Le début de l’année 2018 verra le lancement d’un marché d’aménagement paysager et de travaux de génie écologique. Ils font partie des mesures environnementales qui nécessiteront au final 5 millions d’euros et impliquent une dérivation de la Douce et la création de zones d’extension des crues sur trois secteurs.

Sur cette portion d’autoroute très fréquentée (80 000 véhicules par jour attendus en 2020), les travaux doivent désengorger la sortie qui dessert la gare TGV, le pôle universitaire et le nouvel hôpital, tous communs à Belfort et Montbéliard. Le délestage serait encore amélioré par la mise à 2 x 2 voies des deux tronçons qui encadrent l’échangeur, en Haute-Saône vers Héricourt (4,5 km évalués à 28 millions d’euros), et dans le Territoire de Belfort (12 km, 80 millions d’euros) vers l’autoroute suisse Transjurane. APRR a donné son accord de principe pour participer aux investissements. Mais c’est l’Etat qui détient les clés du financement, du calendrier et du probable arbitrage à effectuer dans le contrat de plan entre les deux portions.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X