Logistique Transport

L’e-sourcing à la carte

Mots clés : Distribution - Matériel - Equipement de chantier - Réglementation

La gestion des appels d’offres de transport évolue. Refonte du schéma logistique, consultation tarifaire, recherche de transporteurs ou besoins ponctuels… Quel que soit le sujet, les négociants disposent d’une nouvelle génération d’outils, avec ou sans l’aide de consultants.

Si la recherche de meilleures conditions, tarifaires notamment, est à l’origine de nombreux appels d’offres dans le fret routier, d’autres raisons justifient aussi cette démarche. « Les organisations évoluent sous l’effet de la reprise économique et de l’augmentation des volumes, mais également lors de rapprochements et de fusions. De même, la diversification des canaux de distribution suppose de s’interroger sur la pertinence des prestations et des prix de ses transporteurs », constate Alexandre Vienney consultant du cabinet BP2R. Le consultant a mené plusieurs missions auprès d’enseignes du groupe Saint- Gobain Distribution Bâtiment France, et de grandes surfaces de bricolage comme Castorama, Brico Dépôt ou Leroy Merlin.

« Le recueil fin de l’existant et des besoins futurs améliore la qualité des réponses de l’appel d’offres. » Stefanie Assel, directrice du développement commercial de Transporeon Group

Bien définir le besoin. Dans le cas de consultants tels que BP2R, qui a conçu ses propres outils d’e-sourcing, l’appel d’offres est souvent proposé dans le cadre d’une prestation globale : « Il résulte d’une analyse de l’organisation existante ainsi que des nouveaux objectifs, des besoins et des enjeux du client. » Cet audit préalable sert aussi à bâtir le cahier des charges. « Dans le négoce de matériaux, les entreprises possèdent généralement une flotte propre et leur offre transport est très orientée service client, au détriment parfois de son coût. » Dans ce cas, l’analyse déterminera en amont le mix entre flux réalisés par moyens propres et sous-traités objet de l’appel d’offres. « La première étape consiste à ordonnancer les données de transport à partir d’un historique d’au moins un an pour structurer la demande formulée aux transporteurs. Cette démarche est facilitée en présence d’un TMS [NDLR : Transport Management System, progiciel de gestion des opérations de transport]. » Sur une base de 7 000 transporteurs de toutes tailles, BP2R n’en sollicitera qu’une vingtaine correspondant au cahier des charges. Au moyen des grilles standards remplies par...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 439 du 19/02/2018
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