Architecture Fixations

L’Arbre blanc se pique de métal

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Produits et matériaux

Près de 200 balcons-terrasses dardent peu à peu l’immeuble de logements.

Un défi à la gravité relevé de haut en bas.

A Montpellier, machinerie et mécanique rivalisent d’ingéniosité pour parer l’Arbre blanc de ses 193 balcons-terrasses. Conçu par l’architecte japonais Sou Fujimoto, l’immeuble d’habitation de 56 m de haut sur 50 m de large, situé au bord du Lez, arbore déjà sept niveaux sur seize. L’accrochage des immenses balcons métalliques a commencé en novembre dernier et doit s’achever fin juin. Maintenant que la procédure est rodée, la pose a trouvé son rythme de croisière d’un étage tous les quinze jours, sauf aléa météorologique. Les premiers en place en haut de l’immeuble sont constitués d’une structure métallique et d’un garde-corps à mailles Jakob.

Ils sont pré- assemblés sur place pour éviter le recours à des convois exceptionnels, les plus grands mesurant 7 m de long sur 5 m de large. Une fois accrochés, ces éléments seront couverts de laine de roche (pour la stabilité au feu), d’un bac acier et de lames de bois à claire-voie, pour que s’écoulent les eaux pluviales. Ces dernières seront ensuite récupérées dans des chenaux et évacuées par des gouttières cachées dans la façade.

Un seul échafaudage. Le processus de pose du haut vers le bas s’est imposé pour des raisons techniques. « Si nous avions procédé dans l’autre sens, il aurait fallu non pas un mais deux échafaudages, et nous risquions d’endommager les balcons, explique Daniel Maurin, chargé d’affaires chez Cap Conseil, qui assure la maîtrise d’œuvre du...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5976 du 18/05/2018
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