Régions Chartres

L’Anru II prend forme

Mots clés : Urbanisme - aménagement urbain

Chartres Métropole (Eure-et-Loir) a signé le protocole de préfiguration de sa nouvelle stratégie urbaine. L’objectif de l’agglomération est d’arrêter, d’ici douze à vingt-quatre mois, les modalités de transformation de deux quartiers éligibles au Nouveau programme national pour la rénovation urbaine (NPNRU).

Dans l’ancien quartier de Beaulieu (2 500 habitants), rebaptisé « quartier des Clos » et situé à l’entrée sud-est de Chartres, l’opération s’inscrit dans la continuité de la rénovation engagée au titre de l’Anru I depuis 2007, avec 126 millions d’euros de travaux réalisés depuis cette date et plus de 650 logements détruits. Il y aura 400 logements à démolir dans cette deuxième phase, et il en restera environ 400 lors d’une troisième phase éventuelle.

Développer la mixité sociale. Avec cette opération d’intérêt national, Chartres Métropole souhaite développer la mixité et ramener la proportion de logement social de 100 % à 50 % à l’horizon 2025. La réflexion est en outre engagée pour définir les besoins en équipements publics (écoles, terrains de sport… ), compte tenu de l’évolution attendue de la population. Les arbitrages seront arrêtés à la fin 2018. Les travaux devraient être lancés un an plus tard, une fois l’enveloppe connue. D’ici là, Chartres Métropole engagera 10 millions d’euros pour les études, la destruction de 80 logements et la reconstruction de 55 autres logements, afin de lisser les opérations dans le temps. Arc-Ame, architecte référent de la ZAC, continuera d’assurer la cohérence de l’ensemble.

L’autre quartier concerné est celui de Tallemont-Bretagne, à Mainvilliers (2 500 habitants). Situé à 2 km seulement de la gare de Chartres, il accueille une population précaire dans des immeubles peu qualitatifs des années 1960, très mal isolés et sans ascenseur. « Là encore, l’objectif est de favoriser la mixité sociale, mais aussi de recréer un pôle de centralité, puisque ce quartier est tout proche de la mairie de Mainvilliers, de la CAF, de la poste, etc. », résume Rémi Trocmé, responsable habitat et solidarité au sein de Chartres Métropole. Environ 240 logements (une barre et quatre tours) devraient être démolis avant d’être reconstruits, hors quartier pour la plupart. Une petite copropriété d’une trentaine de logements sera également réhabilitée. L’étude qui vient d’être lancée permettra d’affiner le projet, cette fois déclaré d’intérêt régional, et de vérifier qu’il rentre bien dans l’enveloppe, déjà connue, de 2,7 millions d’euros.

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