Enjeux Maisons individuelles

L’année des chantiers pour les constructeurs

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Financement du logement - Maison individuelle

Expérimentation E+C-, remodelage du prêt à taux zéro, suppression de l’APL accession… Les défis de 2018 incitent les professionnels à adapter leur stratégie.

L’année 2018 s’annonce chargée pour les constructeurs de maisons individuelles (CMistes). Avec un premier défi majeur, l’expérimentation Energie Positive & Réduction Carbone (E+C-), qui doit aider à poser les bases de la future réglementation environnementale. Malgré son importance pour les CMistes, elle ne mobilise pas les foules. Selon le syndicat de constructeurs et aménageurs de la FFB (LCA-FFB), seule une soixantaine de dossiers ont été déposés par leurs adhérents depuis mars 2017. La raison ? Une démarche jugée longue et parfois coûteuse. « Entre le temps consacré à remplir les documents et la transmission des informations au bureau d’études, chaque dossier déposé représente jusqu’à 1 500 € », calcule Jean-Jacques Barreau, consultant technique énergie et réglementations de LCA-FFB.

Au-delà de ces inquiétudes d’ordre économique, c’est surtout le manque d’informations sur la future réglementation qui interpelle. On ne connaît toujours pas la date précise de mise en application du volet carbone, prévue pour 2018 (celle du volet énergie est attendue pour 2020). Aussi, pour anticiper les futures normes, certains professionnels décident de développer en amont leurs propres solutions techniques, avec l’objectif d’atteindre les niveaux les plus élevés institués par E+C-.

Surcoûts de 20 % par rapport à la RT 2012. Techniquement, côté énergie, quatre niveaux de performance existent. Si, avec E1 et E2, la réduction des consommations d’énergies non renouvelables doit atteindre 5 à 10 % dans le résidentiel, les niveaux sont plus ambitieux avec E3 et E4, puisque le dernier niveau correspond à un bâtiment à énergie positive. Pour le carbone, deux échelles s’appliquent : C1 et C2. Le dernier niveau correspond à un travail renforcé sur la baisse de l’empreinte carbone des matériaux. Jusqu’ici, les CMistes n’ont réussi à atteindre que le niveau E3C1, à l’instar du projet Homeos développé par Maisons...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5959 du 19/01/2018
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