Régions Lyon

L’A6-A7 se métamorphosera en boulevard urbain

Mots clés : Air - Bâtiment d’habitation individuel - Conservation du patrimoine

– 16 % Baisse d’émissions de gaz à effet de serre dans la métropole lyonnaise sur les 15 dernières années. Source : Grand Lyon.

54 073 Logements commencés dans la région, cumul sur les 12 derniers mois à fin octobre (+ 12,5 %).Source : Cerc ARA.

– 12 % Objectif de réduction des consommations énergétiques du patrimoine de Grenoble entre 2014 et 2020.

Après le déclassement du tronçon autoroutier de l’A6-A7 entre Limonest-Dardilly et Pierre-Bénite (Rhône), traversant Lyon via le tunnel de Fourvière, une autre étape vient d’être franchie avec la délibération du 15 décembre du conseil de la métropole. Cette dernière valide le programme de requalification imaginé par les services de la métropole de Lyon et engage une autorisation de programme globale de 23,9 millions d’euros TTC. La requalification de l’infrastructure autoroutière se fera en trois étapes successives entre 2020 et 2030, date à laquelle le bouclage du périphérique lyonnais devrait être achevé. Avec un objectif : écarter le trafic de transit de Lyon (44 000 véhi cules par jour) et de la rocade est.

Covoiturage et circulations douces. Les premiers travaux engagés concerneront la création d’un site propre – sur la bande d’arrêt d’urgence – pour les bus entre l’échangeur de la Garde (Limonest-Dardilly) et celui du Perollier (Ecully), ainsi que la construction, au niveau de la Garde, d’un parking- relais de 150 places réservé aux usagers de la ligne de bus express, des covoitureurs et des cyclistes.

Sur la section sud du tronçon entre la commune d’Irigny et l’entrée de Lyon, la voie de gauche sera aménagée et réservée aux bus et au covoiturage. Trois aires de covoiturage seront équipées sur la totalité de l’axe, ainsi qu’une douzaine d’arrêts-dépose en sortie de bourgs. Pour développer l’usage des modes doux, une liaison cyclable reliant la gare de Lyon-Perrache aux communes de La Mulatière, Oullins et Pierre-Bénite sera créée. Aménagement paysager, réduction des largeurs de voies autoroutières pour limiter la vitesse à 70 km/h, élargissement des trottoirs et plantation d’arbres seront les premiers signes de transformation du paysage routier.

Les travaux, dont l’enveloppe est estimée à 20,4 millions d’euros, dureront entre 18 et 24 mois et commenceront après la phase de concertation, qui se déroulera de février à mars 2018. Pour repousser le trafic de transit au plus loin de la métropole, d’autres travaux seront engagés, comme l’a précisé Stéphane Bouillon, le préfet de région. A commencer par l’élargissement à 2 x 3 voies de l’A46 sud au niveau de Ternay et de l’A43 au niveau de Saint-Priest, sur une portion totale de 21 km. Les nœuds de Manissieux, à la jonction avec l’A43, et celui de Ternay, à la jonction de l’A7 et de l’A47, seront également restructurés.

La société concessionnaire ASF a finalisé le dossier d’études. Il est actuellement en instruction au ministère des Transports, qui rendra sa décision au début de l’an prochain. Viendront ensuite le temps de la concertation avec les territoires, puis celui de l’enquête publique en 2020. La mise en service des aménagements est attendue entre 2023 et 2025. Une fois toutes ces étapes franchies, les travaux de bouclage du périphérique lyonnais pourront démarrer… à condition de trouver le financement chiffré à 2 milliards d’euros.

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