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L’A43 Lyon-Turin se mesure aux Alpes

« le moniteur » N° 4835 du 26 juillet 1996

Quand le chantier d’une autoroute rencontre un massif montagneux aussi imposant que celui des Alpes, cela donne un chantier original, celui du tronçon « moyenne Maurienne » de l’A43 Lyon-Turin, de 20 kilomètres de long pour un budget d’environ 380 millions d’euros. « Le Moniteur » du 26 juillet 1996 y consacre deux pages. La particularité de la vallée de l’Arc, site du chantier, est de traverser toutes les couches géologiques des Alpes. « La section entre Sainte-Marie-de-Cuines et Saint-Michel-de-Maurienne se faufile de part et d’autre de l’Arc, une rivière qui court en fond de vallée et qui est alimentée sur ce tronçon par trois torrents et des eaux de ruissellement », décrit Guillaume Delacroix du « Moniteur ». Ces cours d’eau franchissent donc l’ouvrage en trois points, sur des ponts-canaux de 30 mètres. Leur résistance est testée « par remplissage avec des matériaux du site, jusqu’au niveau supérieur des bajoyers », dans la mesure où l’ouvrage doit être « capable de supporter les roches emportées par le torrent, dont le poids peut atteindre plusieurs dizaines de tonnes ». A ces contraintes hydrauliques s’additionnent celles dues au relief. « Pour bloquer la montagne attaquée à flanc par l’autoroute, un mur de soutènement vient presser le terrain », composé de cinq poutres horizontales en béton armé, mesurant 13,4 mètres de hauteur. Cette deuxième section de l’A43 sera ouverte le 20 janvier 1999, se distinguant par les douze ouvrages d’art qu’elle contient et la qualité de son intégration environnementale. L’autoroute dans son ensemble sera achevée en juillet 2000, permettant ainsi aux automobilistes de rejoindre l’Italie depuis la Belgique sans croiser un feu rouge.

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Fiche technique

Maître d’ouvrage concessionnaire : Société française du tunnel routier du Fréjus. Maître d’œuvre et assistant au maître d’ouvrage : Setec. Entreprises : groupement Quillery, mandataire (génie civil), Roger Martin, SATPE (terrassements et hydraulique) et SCR (rétablissements de communication).

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Et aussi dans le numéro du 26 juillet 1996

En retard sur ses objectifs en matière de gestion et recyclage des déchets, l’Union européenne souhaite retrouver, en 2000, le même volume de déchets qu’en 1985 et atteindre 50 % de réutilisation ou recyclage des papiers, verres ou plastiques.  Au premier semestre 1996, les mises en chantier de logements neufs ont baissé de 8 % par rapport aux six mois correspondants de 1995. Un recul à imputer principalement à la chute du nombre de créations de logements collectifs, de l’ordre de 18 %.

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