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« Je constate que la population aime voir la ville bouger »

Mots clés : Architecte - Architecture - Collectivités locales - Concours d'architecture - Politique de la ville - Rénovation urbaine

Entretien avec Fabienne Keller, maire de la ville de Strasbourg depuis 2001, présidente déléguée de la Communauté urbaines (CUS), sénateur du Bas-Rhin depuis 2004.

Votre premier mandat de maire de Strasbourg se termine, quel a été votre rôle dans la politique architecturale et urbaine de la ville ?

Je tiens d’abord à préciser qu’avec Robert Grossmann nous sommes interchangeables. C’est-à-dire que nous avons mutualisé nos fonctions. Je suis maire et il est maire délégué ; il est président de la CUS et j’en suis présidente déléguée. Ainsi nous partageons totalement les responsabilités dans le domaine de la politique de la ville. Le président Grossmann s’implique beaucoup dans les projets : il a piloté le Zénith et suit l’opération de la bibliothèque. Nous avons de grosses opérations en cours. La Viaropa est un projet urbain engagé depuis 2001, qui trace d’est en ouest à travers Strasbourg et l’agglomération, une ligne virtuelle ponctuée de grands projets.

Après la gare TGV et sa grande verrière livrée à l’été, le Zénith, tout juste inauguré, l’aménagement de la place Kléber qui s’achève, l’îlot de l’Aubette sur lequel travaillent Reichen et Robert, avec le secteur de l’archipel culturel, le chantier de la bibliothèque d’Ibos et Vitart et les passerelles dont le concours a été remporté par Dietmar Feichtinger, puis les projets à venir comme la ZAC Danube et le parc d’activités Starlette, nous avons mis en place une dynamique qui se développe tout le long de l’axe Viaropa. Néanmoins, nous veillons à conserver une cohérence à l’ensemble. Les bâtiments sont réalisés par tranches et l’aménagement urbain conçu par Catherine Linder relie les opérations. L’architecture est ce qui fabrique la ville. C’est une belle mission de bâtir. Je constate que la population aime voir la ville bouger. Les gens s’intéressent aux chantiers. Ensuite, l’opération achevée fait sens dans l’espace urbain.

Avez-vous des références de qualité urbaine, des modèles à prendre en compte ?

L’architecture et l’urbanisme rendent très modestes. On regarde ce qui vieillit bien. Mon modèle est la ville de Barcelone, en raison de sa diversité qui s’inscrit dans de grandes lignes cohérentes. Je songe à organiser un colloque sur les formes urbaines, car le sujet est important, il demande de réfléchir ensemble puisqu’il n’y a pas une forme qui soit la bonne, mais de multiples réponses à observer.

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Vous lisez un article de la revue AMC n° 176 du 01/02/2008
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