Enjeux

J2C plie l’acier à tous les besoins

Mots clés : Acier - Béton

En tout juste un an, cette chaudronnerie du Pas-de-Calais a imposé son expertise dans la conception de moules métalliques pour le béton.

Pas facile de dénicher les locaux de J2C ! Et pour cause, installé il y a tout juste un an dans une petite zone industrielle du Béthunois, dans le Pas-de-Calais, Jérôme Carpentier n’a pas trouvé le temps de se confectionner une enseigne. Trop de travail en attente. Sous le hangar, qui porte encore le nom de la précédente entreprise locataire des lieux, s’alignent les créations métalliques : un moule à bordures pour Eiffage, des passerelles pour Eurovia, des grappins de grue pour Eurobenne, des rampes d’accès pour camions… « Je quitte régulièrement le bureau pour passer à l’atelier : j’ai besoin de voir les choses que j’ai conçues prendre forme », raconte le jeune patron de l’entreprise.

J2C est déjà un succès : pour sa première année d’exploitation, la chaudronnerie devrait atteindre les 500 000 euros de chiffre d’affaires. Elle emploie aujourd’hui quatre compagnons.

500 000 € de chiffre d’affaires en un an. 4 compagnons.

Les raisons de cette réussite ? Des conceptions sur mesure, doublées d’une volonté de maîtriser la fabrication du produit de A à Z. De quoi rassurer le client. Ingénieur en génie mécanique, Jérôme Carpentier commence tous ses projets par de petits dessins sur des feuilles de brouillon. Ces croquis de grues, de moules à béton ou de tables de bar métalliques parsèment son bureau. « C’est en griffonnant sur le papier que je trouve les idées, que j’évalue le coût d’un produit, la meilleure manière de le transporter… »

Sur mesure. L’autre atout de ce patron de 37 ans, c’est son expertise dans la conception métallique pour la mise en forme du béton. Fort d’une expérience de quinze ans dans une chaudronnerie locale, Jérôme Carpentier connaît toutes les contraintes de ce matériau et peut ainsi réaliser des moules adaptés. Ses clients historiques l’ont suivi, ainsi que deux de ses anciens collaborateurs.

Quand l’entrepreneur s’est lancé à son compte, il se souvient d’avoir éprouvé la sensation « d’un grand saut à l’élastique ». D’autant que les banques ne lui accordaient pas les 160 000 euros de prêts escomptés. Il en fallait plus pour arrêter cet amoureux de l’acier, qui a donc débuté son activité à l’aide de machines d’occasion (presse plieuse, rouleuse, perceuse). « Quand on sait utiliser les outils à 100 % de leur capacité, on peut faire des choses extraordinaires », témoigne le natif du Pas-de-Calais, qui compte bien, pour la deuxième année d’existence de sa société, investir les bénéfices dans du nouveau matériel. Et prendre enfin le temps de se fabriquer une belle enseigne. En métal, évidemment.

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