Régions

Ivry-sur-Seine Le nouveau centre de traitement des déchets ménagers en débat

Mots clés : Gestion des déchets - Marché de lénergie

L’usine d’incinération d’Ivry a 40 ans. Le Syctom veut la remplacer par un centre de valorisation organique et énergétique des ordures ménagères.Ce projet de 800 millions d’euros HT est soumis à débat public jusqu’au 21 décembre.

A Ivry-sur-Seine, le Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne (Syctom) envisage de remplacer l’actuelle usine d’incinération, construite en 1969, ainsi que le centre de tri des collectes sélectives et la déchetterie, mis en service en 1997, par un centre de valorisation organique et énergétique des ordures ménagères.

Ce projet, dont le coût varie de 770 à 790 millions d’euros HT, fait l’objet jusqu’au 21 décembre d’un débat public. La commission particulière chargée de l’organiser est présidée par Philippe Marzolf (www.debatpublic-traitement-dechets-ivry.org)

Capacité de traitement réduite

Le nouveau centre Ivry-Paris XIII réunira des procédés de tri, de méthanisation et de compostage d’une part, et d’incinération d’autre part. Il pourra traiter 600 000 t de déchets ménagers par an, contre 770 000 t aujourd’hui. Cette baisse de capacité (20 %) tient à la relocalisation, par manque de place, du centre de tri des collectes sélectives à Paris (dans le XIIe) et de la déchetterie dans un autre quartier d’Ivry. « Elle résulte aussi de la stratégie mise en place par le Syctom en 2001 de réduction à la source des déchets, souligne François Dagnaud, président du Syctom. Après une baisse de 5 % entre 2001 et 2008, le volume des déchets produits sur le territoire du syndicat (1) devrait à nouveau diminuer de 5 % entre 2008 et 2023 pour atteindre 2,3 millions de tonnes. Ce qui nous amène à redimensionner nos équipements, comme Isséane, la nouvelle usine d’incinération d’Issy-les-Moulineaux, dont la capacité a été réduite de 15 %. »

A Ivry, la capacité de la nouvelle unité d’incinération diminuera de moitié, pour passer de 700 000 t à 350 000 t/an. La production de chaleur sera maintenue à son niveau actuel, permettant de chauffer l’équivalent de 100 000 logements. L’unité de méthanisation traitera entre 170 000 et 187 000 t/an. Une partie du biogaz produit alimentera la centaine de bennes de la Ville de Paris. Rien cependant n’est encore définitivement arrêté. « Ce débat public nous aidera à déterminer plus précisément le bon équilibre entre incinération et méthanisation », commente François Dagnaud.

Pour mener à bien son projet sur le terrain actuel (un peu plus de 5 ha), le Syctom devra procéder à des acquisitions foncières (emprise Raboni en bord de Seine, garage à bennes de la Ville de Paris.). « Une étude comparative du BRGM a montré que le site d’Ivry, bien que contraint, restait le choix le plus pertinent du fait de la proximité du fleuve et du réseau ferré et de son raccordement au réseau de la Compagnie parisienne de chauffage urbain », souligne François Dagnaud. Les trois études de faisabilité réalisées par Bonnard et Gardel, Girus et Berim, ont conforté l’équipe du syndicat dans son choix de reconstruire les installations sur place.

Le Syctom disposera d’un délai de trois mois après l’avis de la Commission nationale du débat public pour indiquer quelle suite il donne à son projet. Les travaux pourraient débuter en 2014, avec une mise en service de l’unité d’incinération en 2019 et des équipements de tri et de valorisation à partir de 2022 jusqu’en 2023.

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(1) Créé en 1984, le Syctom traite les déchets en provenance de 85 communes d’Ile-de-France représentant 5,5 millions d’habitants.
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