Urbanisme

INTRODUCTION

La dévitalisation des centres-villes et centres-bourgs apparaît désormais comme une question politique de première importance. Longtemps peu visible, ou ramenée à des évolutions purement locales et circonscrites, elle est dorénavant perceptible dans la quasi-totalité des villes et bourgs de France.

Un sondage présenté lors des 12es assises des centres-villes, qui se sont tenues à Orléans les 29 et 30 juin derniers, a montré que seuls 32 % des Français interrogés jugeaient leurs cœurs de villes dynamiques et que neuf interrogés sur dix ont le sentiment que la modernisation du centre-ville devrait constituer un objectif important pour les maires. Le sentiment de déclin est particulièrement vif dans les agglomérations de moins de 50 000 habitants puisque seuls 23 % des interrogés y jugent le centre-ville plutôt en développement.

Lors de leurs travaux sur la simplification du droit de l’urbanisme, en 2016, Marc Daunis et François Calvet, rapporteurs du groupe de travail présidé par Rémy Pointereau, avaient d’ailleurs été confrontés à plusieurs reprises à la question de l’avenir des centres-villes et centres-bourgs. Ils avaient recommandé « d’évaluer grâce à un travail transversal la situation des centres-villes et les solutions à mettre en œuvre »1, notamment en matière de simplification des normes.

Jean-Marie Bockel, président de la...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5957 du 05/01/2018
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