Produits

Interclima : mutation ou révolution énergétique ? Interclima

Mots clés : Efficacité énergétique - Energie renouvelable - Information - communication - événementiel - Marché de lénergie - Politique du logement

Le salon se tiendra du 5 au 8 février et fera la part belle aux énergies renouvelables, à la qualité de l’air et à la maîtrise de l’énergie.

Jamais le salon Interclima Elec n’a ouvert ses portes dans un environnement de marchés à la fois aussi porteur et aussi sensible. Porteur car les préoccupations environnementales touchent de plein fouet le secteur du bâtiment. La reprise de la réglementation ­thermique depuis la fin des années quatre-vingt-dix, conjuguée à la recherche de la plus grande efficacité énergétique des constructions manifestée dans les conclusions du Grenelle de l’environnement fournissent à l’ensemble de la filière la matière pour développer l’offre. À ce sujet, les pistes tracées par le protocole de Kyoto et la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments figurent déjà comme des formules datées ; depuis leur publication, l’Europe a imposé de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % en 2020 et de passer à 20 % d’énergie d’origine renouvelable à cette même date.

En France, les défis posés sont ambitieux. Dans le secteur de la construction neuve, la parution du décret sur les nouveaux labels « haute performance énergétique » en mai dernier fournit une nouvelle base de travail pour les concepteurs et constructeurs. Le label BBC, « bâtiment basse consommation », niveau de consommation d’énergie annuel le plus exigeant de ce texte, pose le seuil à 50 kWh/m2 : c’est l’objectif du « facteur 4 » posé dans le plan Climat à l’échéance de 2050 ; il talonne les niveaux allemands ou suisses de référence depuis plusieurs années (Minergie…) ; et le chiffre doit être comparé aux consommations maximales de la RT 2005 : ­130 kWh/m2.an, en région H1 pour des consommations de combustibles fossiles, 80 en région H3. Un effort considérable et une incitation à construire plus vertueux.

Dans la foulée des décrets sur ces labels paraissait aussi une partie des textes sur la réglementation thermique dans l’existant. Ainsi, les opérations de rénovation des logements se voient tenues de répondre, lot par lot, à des exigences d’isolation et d’équipement qui visent à porter le parc construit pratiquement au niveau de la réglementation 2000.

Grenelle : le bâtiment prend du souffle

Mais le coup de fouet le plus violent est venu des conclusions du Grenelle de l’environnement. Préparés par les organisations professionnelles (Capeb et FFB) et aussi par l’Anah (Agence nationale d’amélioration de l’habitat), les documents de travail sur le neuf et l’ancien visaient haut. Pour autant, les partenaires des tables rondes sur le bâtiment et la ville les ont très largement retenus dans les conclusions. Les mesures, qui doivent être traduites ce début d’année dans la réglementation, indiquent que, dès 2010, les bâtiments tertiaires ou publics devront au moins atteindre le niveau des 50 kWh/m2/an.

Pour le logement...

Vous lisez un article de la revue Journal du chauffage n° 148 du 01/02/2008
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X