Supplément

Installation Les coulisses des stars

Baignoires en îlot, douches à l’italienne ou pommes de douche encastrées au plafond sont les grandes stars de cette nouvelle édition Idéo Bain. Cependant, leur séduction ne doit pas faire oublier les précautions que nécessite leur mise en œuvre.

question : Les appareils sanitaires se font de plus en plus beaux et élégants. Qu’en est-il du côté technique : ces beautés se laissent-elles apprivoiser facilement par les installateurs ?

P. D. : Tous ces matériels doivent être installés avec beaucoup de précautions et nécessitent souvent certaines mises en garde auprès de la clientèle. Ainsi la douche à l’italienne enregistre de nombreux sinistres, généralement dus à une mauvaise mise en œuvre de l’étanchéité (nous en voyons dans mon entreprise environ un à deux par semaine). Au départ ce type de douche était toujours basé sur un cuvelage en plomb qui faisait l’objet d’un DTU. Malheureusement celui-ci a été supprimé et aujourd’hui nous essayons avec le GCCP de le remettre au goût du jour, mais il s’agit d’une démarche extrêmement compliquée. Comme cette solution « plomb » coûtait bien sûr beaucoup plus cher, on a trouvé d’autres systèmes moins onéreux, avec des cuvelages en matériaux de synthèse. Mais on ne peut réaliser avec ceux-ci de double étanchéité et l’eau déborde, d’autant que le relevé périphérique se révèle souvent insuffisant.

Autre problème soulevé avec les douches à l’italienne : elles sont souvent installées sur des panneaux ou des cloisons de plâtre, qui ne permettent pas la pose d’un niveau supplémentaire d’étanchéité. Par ailleurs, on se heurte sur le chantier à un problème de coordination entre les corps de métiers qui renvoient souvent dos à dos le plombier et le carreleur : le plombier travaille sur un relevé de 25 cm… que le carreleur coupera car elle le gêne dans la pose du revêtement ; l’étanchéité n’est alors plus assurée correctement. Or, avec des responsabilités qui se renvoient la balle, on arrive inévitablement à des contre-références : ici encore une norme devrait trancher les responsabilités une fois pour toutes. En fait, c’est bien simple : je refuse pour ma part aujourd’hui de faire des douches à l’italienne sans cuvelage de plomb !

question : N’y a-t-il que les douches à l’italienne qui posent des problèmes ?

P. D. : Hélas non ! Les receveurs en acryliques posent aussi des problèmes si on ne les ancre pas suffisamment dans le sol. Il faut mettre en œuvre des tasseaux, des renforts et de bonnes fixations pour que l’ensemble d’une douche tienne correctement. D’ailleurs, rappelons que le DTU demande à ce que tous les appareils en acrylique reçoivent un renfort sur leur pourtour afin d’éviter les à-coups qui peuvent entraîner une rupture des joints d’étanchéité, ce que beaucoup ne font pas ! Le poseur doit donc respecter au mieux les prescriptions de pose et lire le mode d’emploi généralement donné par les fabricants avec les appareils. Un autre problème encore à...

Vous lisez un article de la revue Journal du chauffage n° 148 du 01/02/2008
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X