Négoce

Innover pour résister

Mots clés : Télécommunications

Internet est au cœur de toutes les stratégies. Les fabricants y lancent des initiatives, tandis que la distribution pro comme grand public cherche à se renouveler pour mieux résister.

La robinetterie fait figure de petite exception dans l’univers de la salle de bains. Si, dans ce dernier, les « grandes marques », notamment les plus emblématiques, y pèsent encore peu, ce n’est pas le cas sur le marché de la robinetterie-hydrothérapie. En effet, deux acteurs, Grohe et Hansgrohe, portés par leur notoriété et le rythme soutenu d’innovations, s’adjugeraient, selon plusieurs estimations, près de 40 % d’un gâteau dont la valeur s’est élevée à 357,17 M€ en 2015, selon l’Association française des industries de la salle de bains (Afisb). Ce marché s’inscrit en hausse timide, certes, mais en hausse tout de même : il a frémi de 0,6 % par rapport à l’exercice précédent.

Acteurs. La robinetterie est plus diverse qu’il n’y paraît de prime abord. Grohe est le numéro un historique du marché français, avec actuellement à peu près 23 % du marché, plutôt en hausse. Hansgrohe est dans sa roue, avec une part de marché qui se situerait autour de 17 %, également en hausse. Suivent Porcher/Ideal Standard et Jacob Delafon, auxquels on attribue une part de marché de 8 à 9 %.

Viennent ensuite Nobili et EsseBagno (fournisseur de grandes surfaces de bricolage exclusivement), qui affichent des chiffres d’affaires de l’ordre de 20 M€. Il faut encore y ajouter une vingtaine de marques qui jaugent plus ou moins 10 M€ : Cristina, Hammel, Ramon Soler, Roca, Paini…

Canaux. Si, comme les chiffres de l’Afisb l’indiquent, le marché de la robinetterie est de nouveau en croissance, cela ne signifie pas pour autant qu’il se porte bien. Plus que les autres univers de la salle de bains, il subit de plein fouet l’avènement de l’e-commerce. Car la robinetterie, facile à poser, voyage aisément. Logiquement, elle est donc très présente sur la Toile, où les plus grands fabricants, qui ne veulent – et ne peuvent – renoncer à aucun canal de vente et doivent donner de la visibilité à leurs marques, sont mis en avant, parfois même par des canaux d’approvisionnement qu’ils ne maîtrisent pas.

Si les produits vendus sont souvent semblables à ceux du négoce, il n’en va pas de même pour les prix : ceux qui...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 424 du 08/11/2016
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