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Ingénieurs Mines de Douai : une formation à la carte

– Opérationnelle cette année, l’école des Mines de Douai a mis en place une organisation qui permet aux élèves de personnaliser leur enseignement.

Les écoles ne sont pas restées insensibles à l’évolution des métiers, notamment dans le BTP. Et l’école des Mines de Douai (Nord), comme d’autres, a su évoluer. Elle a notamment mis en place un système d’enseignement à la carte qui, en plus des sept options de l’école, permet à l’élève ingénieur de personnaliser son cursus à partir de la troisième année d’enseignement. L’école des Mines de Douai recrute au niveau Bac + 1 et l’enseignement dure quatre ans « parce qu’il faut du temps pour former un ingénieur opérationnel », estime Maurice Cotte, président de l’école depuis 1994, ancien élève lui-même et maître d’oeuvre de la nouvelle orientation. Il est également directeur régional de l’industrie, de la recherche et de l’environnement (DRIRE). Celui-ci n’est pas un inconnu de l’école puisqu’il en avait été directeur adjoint de 1980 à 1984 et précédemment directeur de l’option bâtiment entre 1975 et 1978. L’établissement public, sous tutelle du ministère de l’Industrie, diplôme chaque année environ 200 ingénieurs dont 30 à 35 dans l’option génie civil. Au cours de leurs quatre années d’études, les élèves passent « l’équivalent de 20 mois en relation avec les entreprises », estime Maurice Cotte.

28 séminaires optionnels

Mais, en plus de cette spécialisation, l’établissement a mis en place un dispositif qui permet aux futurs ingénieurs de prendre en main leur formation à travers un projet personnel. Celui-ci repose sur 28 séminaires de cours optionnels. Il ouvre, en plus des options, quatre filières selon l’orientation que l’élève souhaite donner à sa future carrière : international, commercial, recherche et entrepreneur. Ceux qui le souhaitent réalisent ainsi un projet personnel. « 15 élèves sont actuellement inscrits dans la filière commerciale, par exemple. Celle-ci prévoit, en plus du tronc commun d’enseignement, 200 à 300 heures de formation. Nous avons pour cela des partenaires comme les écoles supérieures de commerce régionales. » Un choix personnel de l’élève-ingénieur qui est loin d’être anodin et peut « représenter jusqu’à une année supplémentaire d’enseignement », souligne Maurice Cotte, qui constate l’effet très positif de ce dispositif sur les ingénieurs.

Cette « libéralisation » de l’enseignement qui responsabilise l’élève va de pair avec une forte implication du milieu industriel au sein de l’école. « Les professionnels sont en effet présents dans les instances décisionnelles de l’école, confirme Maurice Cotte, du conseil d’administration dont fait partie Jean-Jacques Lefebvre, P-DG de Fougerolle, au comité d’enseignement et au comité de recherche. L’établissement développe aussi une politique d’accords cadres qui s’est traduite, dans le BTP, par deux signatures : L’une avec Fougerolle en décembre 1995, l’autre, plus récente, avec Norpac (Bouygues) en mai 1996. Ces accords portent sur trois composantes : la formation initiale, la formation continue et la recherche.

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Maurice Cotte : « L’enseignement dans l’option génie civil, évolue avec l’utilisation d’outils méthodologiques modernes et informatiques ».

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