Enjeux

Ingénieur-architecte, double voie vers le succès

Mots clés : Architecte - Monde du Travail

Lentement mais sûrement, le bicursus se développe en France. Les diplômés se taillent une place à part sur le marché de l’emploi.

« Quand on me demande si je suis davantage ingénieur ou architecte, je ne sais pas quoi répondre », lance Diane Delcroix, chargée de conception architecturale et réglementaire chez Bouygues Bâtiment Grand Ouest. La jeune femme a décroché un double diplôme en 2014, à l’issue du cursus ingénieur-architecte proposé par l’Ecole centrale et l’Ecole nationale supérieure d’architecture (Ensa) de Nantes. « Le double parcours permet de développer de solides compétences dans les deux domaines, et je ne veux donc pas avoir à choisir, explique-t-elle. D’autant qu’avec toutes les normes techniques qui doivent être prises en compte dans la conception des bâtiments aujourd’hui, être à la fois architecte et ingénieur présente un réel intérêt. » Le double cursus s’échelonne sur sept ans, au bout desquels les étudiants obtiennent donc deux diplômes, celui d’architecte et celui d’ingénieur. « Il s’agit véritablement d’un cursus intégré : l’élève architecte suit des cours de préparation ingénieur et vice-versa, décrit Emmanuel Rozière, responsable du double diplôme à l’Ensa, créé en 2008. Dès l’entrée dans l’une des écoles, il acquiert les deux cultures, ingénierie et architecture. » Il existe actuellement une dizaine de cursus de ce type en France.

Avoir plusieurs spécialités BTP permet d’acquérir une vision globale des projets.

« C’est dans l’air du temps d’avoir plusieurs spécialités quand on se forme au BTP : cela permet d’acquérir une vision globale pour aborder des projets complexes, souligne Guillaume Faas, responsable de la formation ingénieur-architecte à l’Ecole spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie (ESTP) à Cachan (Val-de-Marne). Il ne s’agit pas de faire concurrence à l’ingénieur ou à l’architecte classique, mais de se mettre au diapason d’autres pays européens. » En Italie ou en Grande-Bretagne,...

Vous lisez un article de la revue Moniteur n° 5962 du 09/02/2018
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