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Infrastructures Maïa produit des énergies nouvelles

Mots clés : Contrat de partenariat - Energie renouvelable - Marché de lénergie - Travail

Centenaire, Groupe Maïa confirme son virage stratégique. L’entreprise de génie civil s’est diversifiée dans les énergies renouvelables où elle investit sur le long terme.

Entreprise spécialisée dans les travaux de pavage à sa création en 1908, Maïa (basée à Lyon, 270 salariés) a entrepris un virage stratégique il y a dix ans en s’engageant sur la voie des énergies renouvelables. « Au début des années 2000, avec l’émergence de grands projets en PPP, la donne a fondamentalement changé pour les moyennes entreprises comme la nôtre, rappelle Christophe Gruy, P-DG de Groupe Maïa. C’est pourquoi nous avons fait le choix des énergies renouvelables pour donner une nouvelle dynamique au groupe. » Un bureau d’études ad hoc a été constitué. De 4 ingénieurs en 1997, il en compte désormais 110. Le chiffre d’affaires est passé de 44 à 75 millions en cinq ans pour un résultat net de 8 millions en 2007. Si le chiffre d’affaires est encore largement généré par les activités historiques de Maïa (75 % dans le génie civil, le génie urbain, les ouvrages d’art…), la part due à la production d’énergie électrique croît.

Eolien, solaire, hydraulique

A la fin de l’année, Maïa exploitera 150 MW éoliens répartis dans 14 parcs en Lorraine, Nord-Pas-de-Calais et Picardie. « La part de production d’énergie devrait atteindre 50 % de notre chiffre d’affaires en 2012. Chiffre d’affaires qui sera proche de 120 millions d’euros », prévoit Christophe Gruy. Pour respecter sa feuille de route, le groupe a structuré un pôle énergie visant le développement de l’éolien, du solaire et de l’hydraulique. Il comporte une société en participation avec GDF-Suez, baptisée Maïa Eolis, en charge du développement de parcs éoliens terrestres sur le territoire français. Parallèlement, le groupe développe ses propres parcs éoliens via Maïa Power. Au premier semestre, il a conclu deux contrats avec le fournisseur allemand d’éoliennes Repower portant sur la fourniture de 169 machines de 2 MW, 129 à destination de Maïa Eolis et 40 pour Maïa Power. Toutes énergies confondues, Groupe Maïa prévoit d’investir 355 millions d’euros sur les cinq prochaines années. Un investissement rendu possible grâce à des capitaux propres s’élevant à 90 millions, alliés à une bonne cotation bancaire.

En parallèle de l’éolien terrestre, le groupe regarde aussi vers la mer (le projet Rhea prévoit la création d’un parc éolien en baie de Seine) et vers l’hydraulique. « Grâce à nos savoir-faire en génie civil, notamment dans les travaux fluviaux, nous sommes légitimes à concevoir et construire des installations hydroélectriques. » C’est le cas d’une centrale sur la Loire à Roanne. Et le groupe suit de très près l’arrivée à échéance des concessions des grands barrages français.

A l’heure où nombre d’entreprises parient sur les PPP d’infrastructures, Maïa a choisi d’affronter les géants européens de l’énergie. Christophe Gruy est confiant. Avec un capital détenu par lui et les dirigeants de l’entreprise, il peut investir sur le long terme. Objectif : devenir le premier producteur indépendant d’énergies renouvelables en France.

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Christophe Gruy, P-DG de Groupe Maïa« Nous allons investir 355 millions dans les cinq années à venir »

Groupe Maïa va offrir 1 million de kWh de sa production d’énergie renouvelable à la Fondation Abbé-Pierre. Pourquoi cette initiative ?

Cette opération intervient dans le cadre du centenaire de l’entreprise. Nous cherchions une façon de donner du sens à cet anniversaire. Comme nous avons clairement pris le virage du développement durable par le biais des énergies renouvelables, il nous a semblé logique de faire profiter les plus nécessiteux d’une partie de notre production. La Fondation Abbé-Pierre est le partenaire idéal.

Quelles sont les ambitions de Groupe Maïa dans les énergies renouvelables ?

Depuis une dizaine d’années, les énergies renouvelables (éolien, hydraulique, solaire) sont notre principal levier de développement. En nous appuyant sur nos compétences historiques en génie civil, nous allons poursuivre dans cette voie avec un plan d’investissement de 355 millions d’euros sur les cinq années à venir. L’objectif est de mettre en service, d’ici à fin 2020, 1 500 mégawatts d’énergie renouvelable.

Comptez-vous exporter votre savoir-faire ?

Il est clair que le marché des énergies renouvelables s’étend bien au-delà de l’Hexagone. Nous allons regarder du côté des DOM-TOM qui visent l’autonomie énergétique. Et nous allons aussi nous tourner vers les Etats-Unis. Nous avons l’ambition d’y réaliser, dès l’année prochaine, une opération de croissance externe avec l’acquisition d’un bureau d’études spécialisé dans les énergies renouvelables.

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