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Infrastructures Les professionnels veulent plus de moyens pour le rail

Mots clés : Politique des transports

D’une seule voix, Patrick Bernasconi et Christian Philip, respectivement présidents de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) et de la Fédération des industries ferroviaires (FIF), constatent que la politique actuelle d’investissements dans les infrastructures ferroviaires n’est pas à la hauteur des enjeux liés aux objectifs de report modal. Concernant la rénovation du réseau, Christian Philip indique que même si la loi de finances 2008 prévoit un peu plus d’un milliard de crédits, il manquera encore 250 millions pour maintenir le réseau en l’état.

Quant au programme de nouvelles lignes à grande vitesse, Patrick Bernasconi rappelle qu’il faudra garder le rythme actuel, déjà soutenu, jusqu’en 2012 puis le doubler jusqu’à 2020.

L’initiative de la FNTP et de la FIF a reçu le soutien de Martin Malvy, président de la région Midi-Pyrénées et président d’Avenir Rail, qui prévient que « sans système de financement pérenne, la construction des 2 500 km de lignes nouvelles de TGV ne sera pas réalisée. »

Le niveau de financement public étant assez largement sous-dimensionné par rapport aux objectifs, les fédérations proposent l’élaboration d’un « pacte national pour les infrastructures de transports » visant à l’élaboration d’une loi de programmation des investissements ainsi que la fixation, avant le 1er juin, d’un calendrier définissant clairement les modalités de financement et de réalisation des dix principaux projets ferroviaires du CIACT. En parallèle, elles veulent une Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) renforcée, indépendante et pérenne.

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