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Industrie thermique De Dietrich Thermique leader de la géothermie

Mots clés : Efficacité énergétique - Energie renouvelable - Industriels du BTP

Avec l’acquisition de Sofath, l’industriel alsacien met la main sur le numéro un des pompes à chaleur géothermique et parachève son offre dans ce secteur.

En rachetant le groupe DFM et sa marque emblématique Sofath, De Dietrich Thermique (qui appartient au néerlandais Remeha) poursuit sa stratégie de développement dans les énergies renouvelables.

DFM, leader national sur le créneau des pompes à chaleur (PAC) géothermique, avec un quart de parts de marché, et qui déploie depuis peu une activité aérothermique, va apporter à son nouveau propriétaire un chiffre d’affaires de 32 millions d’euros, une usine, située à Portes-lès-Valence, et cent dix employés. Par ailleurs, DFM dispose d’un réseau de quarante concessionnaires exclusifs en France, ainsi que de nombreux autres partenaires distributeurs dans l’Hexagone et en Europe.

Pierre Sabatier, actuellement président de DFM, conserve la direction générale de l’entité qui, selon l’acheteur, « bénéficiera d’une pleine autonomie, conformément aux modes d’organisation en vigueur au sein de notre groupe ».

Pierre Sabatier est également président de l’Association française pour les pompes à chaleur (Afpac) et a été particulièrement actif ces dernières années pour mettre en place les deux certifications des PAC : celle qui concerne les produits (la NFPAC), et celle qui valide le savoir-faire des installateurs (QualiPAC).

Un rachat « logique »

Quatre ans après l’entrée dans le groupe Remeha, le rachat de DFM marque une nouvelle étape dans la vie de De Dietrich Thermique, qui, à l’instar de ses concurrents fabricants de solutions de chauffage à base de fioul ou de gaz, a bien compris que l’avenir était aux énergies renouvelables. Ainsi, ces dernières années, l’allemand Viessmann a pris le contrôle du suisse Satag, le groupe Bosch via sa filiale Buderus a racheté le suédois IVT, et le danois Danfoss a acquis le français Avenir Energie ainsi que le suédois Thermia et le suisse Steinmann.

12 % du marché français

De Dietrich Thermique, premier fabricant français de chaudières au sol (l’entreprise, dont le siège est situé à Mertzwiller dans le Bas-Rhin, emploie 1 700 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires 2007 de 311 millions d’euros), propose depuis deux ans des PAC air-eau dont certains modèles sont équipés de la technologie Inverter. L’industriel alsacien, qui revendique une part de marché française de 12 %, en fabrique une partie dans son usine de Mertzwiller et en sous-traite une autre, principalement à Ciat. Ce partenariat ne devrait pas souffrir de l’achat de DFM car ce dernier ne fournit pas de solution géothermique à De Dietrich Thermique. Par cette acquisition, le fabricant va pouvoir proposer une offre complète à ses clients.

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ENCADRE

Dominique Henneresse, président de De Dietrich Thermique

« Le secteur des énergies renouvelables va se concentrer »

Comment s’inscrit le rachat de Sofath dans la stratégie de De Dietrich Remeha ?

Dans l’un de nos trois axes de développement : les énergies renouvelables, à la fois sur les pompes à chaleur et les installations solaires. Les deux autres sont les chaudières à condensation et la préparation de l’eau chaude sanitaire. De Dietrich Remeha n’est pas qu’un fabricant, nous voulons être un concepteur de solutions complètes. Grâce à Sofath, nous devenons un généraliste des pompes à chaleur en intégrant la géothermie. Nous pourrons présenter une offre cohérente dès le printemps.

Comptez-vous profiter du réseau de concessionnaires de Sofath pour modifier votre politique de distribution des produits De Dietrich ?

Pas du tout. Il n’y aura pas de mélange des genres. Sofath dispose d’un réseau de commercialisation qui fonctionne très bien. Il sera sans doute étoffé en fonction de la demande.

Les fabricants de chauffage traditionnel multiplient les acquisitions dans les énergies renouvelables. Cela va-t-il continuer ?

Dès lors qu’il y a une véritable prise de conscience de nos concitoyens et de nos gouvernants d’une part pour les économies d’énergie, l’environnement ou l’indépendance énergétique et, d’autre part, des petites et moyennes entreprises qui ont su se positionner très tôt sur des demandes croissantes, cela aiguise l’appétit des grands acteurs industriels du secteur. C’est pourquoi celui-ci va encore se concentrer.

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