Technique et chantier

IMMOBILIER Hausse des prix du logement francilien

Mots clés : Coûts et prix - Gestion et opérations immobilières - Marché de l'immobilier - Politique du logement

Le nombre de ventes d’appartements dans l’ancien a progressé de 18 % en 1998 et de 32 % dans le neuf. Le prix des terrains s’est emballé l’année dernière dans les Hauts-de-Seine.

Les notaires ont beau modérer leur propos et qualifier de « raisonnable » la remontée des prix dans la capitale, on assiste bel et bien à un redémarrage à Paris et en première couronne. Plusieurs éléments, extraits de leur dernière note conjoncturelle portant sur 1998, accréditent cette thèse. A Paris, les ventes d’appartements anciens ont augmenté de 18 % l’an passé, mais le chiffre d’affaires s’inscrit en hausse de 20 %. Les prix en petite couronne n’ayant commencé à redémarrer qu’en cours d’année, les notaires ne doivent qu’aux départements des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne d’afficher pour 1998 une progression totale homogène pour le volume des transactions et le chiffre d’affaires en 1998 (+ 18 %).

Le prix du m2 grimpe dans seize arrondissements

Le prix moyen au m2 s’inscrit en hausse dans seize arrondissements des vingt de la capitale, les quartiers les mieux cotés affichant même des progressions très sensibles (+ 13,9 % pour le VIe et + 10,2 % pour le VIIe). Compte tenu du décalage évoqué plus haut, la situation est plus contrastée en première couronne, mais Boulogne-Billancourt s’inscrit en hausse de 7,2 % et Neuilly-sur-seine de 2,4 %, par exemple.

Le marché des maisons anciennes libres, bien que plus étroit, montre un profil comparable : un volume en croissance de 9 % et un chiffre d’affaires progressant de 13 %. Même s’il ne représente que 15 % des transactions, le neuf a vu le volume des transactions et le chiffre d’affaires faire un bond de 32 % l’an passé. Les ventes se sont accélérées en fin d’année avec une croissance de 35 % au dernier trimestre, dans la perspective de la fin du Périssol. Dans les Hauts-de-Seine, on peut parler d’emballement : le neuf a représenté près du tiers des ventes en 1998 (moins de 20 % en 1991), chiffre qui monte à 44 % à Levallois.

On retrouve les stigmates de cet engouement dans le prix des terrains : sur les quatre départements, le volume des transactions a connu une hausse de 17 % en 1998 pour une progression du chiffre d’affaires de 79 % (voir ci-dessous). « Cette forte progression est due à des opérations très importantes sur Paris au cours des mois de mai, novembre et décembre et dans les Hauts-de-Seine à deux mois très forts en mars et novembre », expliquent les notaires.

On retrouve aussi des signes visibles de hausse dans les ventes portant sur des immeubles entiers : le volume des transactions dans les quatre départements est en hausse de 23 % pour un chiffre d’affaires en progression de 47 % (dont 24 % et 51 % respectivement pour Paris ainsi que 18 % et 35 % dans les Hauts-de- Seine). Certes, on pourrait citer a contrario quelques baisses sur les chambres de service, par exemple. Néanmoins, les faits sont là. Toutefois, les acheteurs continuent de se porter acquéreurs. Pour les deux premiers mois de 1999, les ventes progressent de 32 % et les promesses de ventes sont en hausse de 30 %.

TABLEAU

LE FONCIER EN NETTE PROGRESSION EN 1998

(Source : Chambre des notaires de Paris)

La fin annoncée du Périssol a entraîné une surchauffe des prix des terrains en 1998. Le chiffre d’affaires des Hauts-de-Seine a même dépassé en 1998 celui de Paris.

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